Deux projets soutenant la cause d'Haïti viennent en effet de subir le refus du gouvernement fédéral alors que des représentants de l'Agence canadienne de développement international (ACDI) avaient pourtant évalué les projets très positivement, il y a de cela quelques mois. En tout, cela représente un manque à gagner d'un million de dollars, sur trois ans, pour le Comité de solidarité.
«À court terme, ce refus de la part de l'ACDI a notamment pour effet de couper les vivres à nos partenaires qui réalisent un travail colossal», explique le président du Comité de solidarité, Jean-Claude Landry.
M. Landry affirme que ses coupes sont dues au fait que l'idéologie conservatrice n'est pas en faveur des organismes de coopération internationale.
«Pour moi, il ne fait aucun doute que ces coupes sont faites d'une façon purement idéologique. Au lieu de nous accorder les subventions, le gouvernement préfère les donner à des organismes religieux dont la mission consiste à promouvoir la Bible dans les pays pauvres ainsi qu'à des compagnies milliardaires dont le but premier est de générer des profits pour leurs actionnaires», soutient Jean-Claude Landry.
Le président du Comité de solidarité estime qu'il se pourrait fort bien que les récentes coupes dans son budget soient attribuées au fait que son organisme appui les revendications du peuple palestinien en plus d'avoir déjà mené une campagne contre les dépenses militaires.
«Tout ce que je sais, c'est que deux organismes québécois, Alternatives et Kaïros, ont vu leurs subventions réduites à néant et ce qui est étrange là-dedans, c'est qu'ils étaient tous deux en faveur d'un État palestinien en Israël. C'est la même chose pour l'organisme Développement et paix qui a vu son budget être réduit de 66 %, car il avait mené une campagne dénonçant les agissements et les pratiques douteuses des compagnies minières canadiennes à l'étranger», mentionne-t-il.
Jean-Claude Landry n'entend toutefois pas changer sa façon de faire, lui qui promet de continuer à proposer des projets au gouvernement fédéral afin d'aider les communautés étrangères en difficulté.
Beaucoup d'interrogations
À l'heure actuelle, le Comité de solidarité ne sait toujours pas exactement pourquoi deux de ses projets ont subi un refus. Afin d'en savoir plus, M. Landry a demandé au député de Trois-Rivières, Robert Aubin, de questionner le parti au pouvoir à ce sujet.
«C'est sûr qu'on va demander à M. Harper pourquoi il décide de couper de la sorte dans ce domaine puisque le Canada a toujours été un exemple sur la scène internationale en ce qui concerne l'aide aux pays défavorisés», conclut Robert Aubin.