Voilà le message urgent que vient de lancer le président d'assemblée, André Schelling, aux gens de la paroisse Saint-Édouard-de-Gentilly pour les convaincre de contribuer aux travaux de stabilisation évalués à 180 000 $. Un cri d'alarme qui parviendra dès aujourd'hui aux citoyens via L'Écho de mon clocher.
À la tête du conseil de fabrique depuis sept ans, il explique qu'une partie de la fondation de l'église s'est fissurée et qu'un affaissement «de trois pouces et demi» de cette même fondation s'est produit sous la façade de la première église au fil des ans. Il faut comprendre qu'une nouvelle façade fut ajoutée en 1908, soit près de 60 ans après la construction initiale.
Un périmètre de sécurité est donc en vigueur depuis octobre 2010, à l'entrée, entre la porte centrale et la porte latérale droite. «Cette situation ne peut durer sans mettre en péril l'intégrité du bâtiment», affirme-t-il.
Son groupe aura obtenu les évaluations préliminaires afin de lancer les appels d'offres pour les travaux qui consisteront à enfoncer des pieux dans le sol pour stabiliser la fondation.
Et une subvention gouvernementale de 120 000 $ a été confirmée alors que le monument est classé historique par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.
«La communauté doit donc fournir une somme de 60 000 $ pour la réalisation des travaux. La fabrique ne peut à elle seule assumer une dépense de cette importance dans l'état actuel de ses finances», précise celui qui parle d'une levée de fonds s'étendant jusqu'au 10 mai prochain.
«Il nous faut donc solliciter à nouveau la population car la fabrique ne peut assumer une telle charge sans mettre en péril sa vocation première qui est d'assurer la mission pastorale de la communauté chrétienne», renchérit-il.
Il y a cinq ans, la réfection du toit avait déjà nécessité une campagne de financement. Celle-ci avait permis de récolter 87 000 $, sur un objectif de 132 007 $. Ce montant précis avait été choisi pour correspondre à l'année 2007.
Le président d'assemblée rappelle que cette église est un joyau architectural québécois, comme en fait foi son statut de monument historique obtenu en 1962.
«Elle est sous la tutelle de la paroisse Saint-Édouard-de-Gentilly, mais, de fait, elle appartient à toute la communauté car elle fait partie de notre patrimoine et représente l'histoire des gens d'ici, leur fierté, leur talent et leur attachement à ce coin de pays si beau et si attrayant», plaide le fier citoyen.
Selon lui, pour en comprendre toute la valeur, il suffit de voir le visage des gens qui font la Route des Clochers «s'épanouir d'étonnement lorsqu'ils contemplent les détails de ce trésor de chez nous».
«Il nous faut faire appel à tous pour sauver cet héritage qui nous appartient collectivement et nous vous invitons à vous joindre à nous pour solliciter les entreprises, les commerces et toute la population. Léguons à nos enfants et petits-enfants un patrimoine en bon état», écrit-il aux paroissiens.
Finalement, Le Nouvelliste a appris que la paroisse Saint-Édouard-de-Gentilly sera bientôt fusionnée à celles de La Nativité de la B.V.M. de Bécancour, Sainte-Gertrude et Saint-Sylvère. Les gens sont même invités à proposer un nom pour la nouvelle paroisse découlant du regroupement.