Église Sainte-Madeleine: des pierres se détachent

Des pierres se sont détachées d'un mur de... (Photo: Émilie O'Connor)

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Des pierres se sont détachées d'un mur de l'église Sainte-Madeleine, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Photo: Émilie O'Connor

(Trois-Rivières) Des pierres se sont détachées d'un mur de l'église Sainte-Madeleine dans la nuit de mardi à mercredi. L'église a été fermée toute la journée d'hier le temps que des ingénieurs en bâtiment évaluent la situation. Finalement, seule une porte a été condamnée.

«À la suite d'une discussion qu'on a eue avec un ingénieur en bâtiment, on nous permet de rouvrir l'église. Mais la porte de droite est condamnée. De plus, l'orgue et les cloches ne pourront plus être utilisées en raison des vibrations», explique Pierre Laliberté, président de la fabrique.

Un périmètre de sécurité va être érigé avec des barrières de métal. De plus, l'ingénieur a demandé à la fabrique de faire enlever le reste des pierres qui risquent de tomber et de solidifier celles situées plus haut. Ces différentes mesures vont assurer la sécurité des lieux, selon les spécialistes consultés par la fabrique.

Cette dernière n'a pas l'intention d'en faire plus étant donné ses moyens financiers limités et le fait que l'église est présentement à vendre.

«La bâtisse est à vendre, on ne veut pas mettre de l'argent dessus. De toute façon, on n'a pas les moyens de le faire», note M. Laliberté.

Ce dernier était soulagé, en fin de journée, de constater que l'église pouvait être rouverte. Sa fermeture aurait entraîné un certain casse-tête à l'approche de la Semaine sainte durant laquelle plusieurs activités sont prévues. Sans compter les funérailles et la location de salles à divers organismes.

Cet incident ne constitue pas vraiment une surprise. La fabrique était au courant que l'état de certaines pierres se détériorait mais pas au point de s'écrouler toutefois.

«On avait fait faire des soumissions, mais ça coûtait très cher. Actuellement, les paroisses n'ont pas les moyens de payer ça. On vit avec les conséquences desréparations qui n'ont pas été faites il y a dix ans», déplore M. Laliberté.

Un appel d'offres avait été lancé il y a deux ans pour consolider les pierres qui sont tombées. Les soumissions tournaient autour de 125 000 $. Un montant astronomique pour une paroisse qui a déjà de la difficulté à joindre les deux bouts.

«Juste replacer les pierres, il y a deux ans, c'était 125 000 $. On n'avait pas les moyens. Si on l'avait fait faire, on aurait aussi constaté que c'était plus majeur que ce qu'on voyait de l'extérieur. C'était majeur et on vient d'en vivre les conséquences.»

Est-ce que ces dommages vont perturber la vente du bâtiment qui a été construit en 1952? Difficile à dire. Il y a eu quelques visites jusqu'à maintenant, mais rien de concluant. L'église est officiellement à vendre depuis près de six mois.

«Tout ce qu'on veut c'est de la vendre le plus tôt possible», lance le marguillier.

Cet incident vient une fois de plus démontrer les difficultés que rencontrent les paroisses pour assurer la pérennité des bâtiments religieux. On n'a qu'à penser à l'église Saint-Philippe qui devrait être démolie ce printemps.

La paroisse Sainte-Marie-Madeleine compte trois communautés locales, Saint-Gabriel-Archange, Saint-Lazare et Sainte-Madeleine.

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