«Les pluies de jeudi ont fait que le niveau de plusieurs rivières a monté. Puis, le froid durant la nuit a contribué à la formation de l'embâcle», résume Sébastien Doire, directeur régional de la Sécurité civile. Ainsi, très tôt hier matin, les autorités municipales ont demandé l'assistance de la Sécurité civile, de la Sûreté du Québec ainsi que de la Garde côtière canadienne pour s'assurer que la population soit en sécurité advenant une inondation. Deux résidences du rang du Bas de la rivière Nicolet, situées en zone inondable, ont été évacuées par mesure préventive et le resteront encore une bonne partie de la fin de semaine, tant que l'embâcle n'aura pas cédé.
«L'aéroglisseur a travaillé une bonne partie de la journée à l'embouchure de la rivière pour tenter de défaire l'embâcle, mais n'a malheureusement pas pu dégager la glace. La température froide fait qu'elle ne se défait pas facilement. Toutefois, on ne redoute pas un coup d'eau, si bien que la situation est stable mais sous surveillance pour le moment», a signalé Michel Legault, directeur de la sécurité incendie de la Ville de Nicolet, hier après-midi. Les pompiers demeureront sur un pied d'alerte au cours des prochaines heures et la rivière fera l'objet d'une surveillance accrue.
«Les deux résidents évacués vont le rester encore jusqu'à ce que l'aéroglisseur puisse revenir pour terminer le travail. Nous allons fournir l'assistance à l'un des deux résidents pour qu'il puisse se reloger de façon temporaire», ajoute M. Legault.
Par ailleurs, des cabanes de pêches restées sur la rivière ont aussi fait l'objet de surveillance hier. En effet, les pompiers ont signalé qu'il était hors de question que quelqu'un s'aventure sur la glace pour tenter de récupérer sa cabane, étant donné l'instabilité des glaces.
La Sécurité civile et la Ville demeureront donc aux aguets au cours de la fin de semaine pour vérifier le mouvement des glaces. Il n'était pas encore acquis, hier après-midi, que l'aéroglisseur de la Garde côtière canadienne puisse revenir durant la fin de semaine, étant donné les nombreuses problématiques un peu partout au Québec sur plusieurs rivières. «Il y a eu plusieurs régions affectées. On ne sait donc pas quand il pourra revenir, on espère que ce soit le plus tôt possible», signale Michel Legault.
D'ailleurs, Sébastien Doire a confirmé que d'autres rivières de la région avaient été sous surveillance pendant quelques heures, soit les rivières Gosselin du côté de Victoriaville ainsi que Bourbon à Plessisville. Toutefois, tout était revenu dans l'ordre de ce côté hier après-midi.