Manif multicolore à Trois-Rivières

La manifestation tenue hier midi devant le centre... (photo : François Gervais)

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La manifestation tenue hier midi devant le centre des congrès de l'hôtel Delta a réuni une trentaine de personnes.

photo : François Gervais

Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Opposants à l'exploitation des gaz de schiste, contestataires de la hausse des frais de scolarité à l'université et adversaires du projet de réfection de la centrale Gentilly-2, ce n'était pas le choix de manifestants qui manquait hier midi à Trois-Rivières.

Une trentaine de personnes ont profité du passage de Jean Charest, venu donner une conférence au centre des congrès, pour faire entendre leur mécontentement. Cette manif, qui s'est déroulée dans le calme, comptait presque autant de protestataires que de policiers: 10 agents trifluviens étaient accompagnés de plusieurs membres de la Sûreté du Québec en raison de la présence du premier ministre québécois.

Quelques étudiants de l'UQTR étaient sur place pour rappeler au gouvernement libéral qu'il vaudrait mieux s'asseoir et discuter du sujet des frais de scolarité au lieu de tenter d'imposer une politique qui soulève la grogne.

«On veut des États généraux sur l'éducation. On veut que le gouvernement nous entende et nous écoute», rappelle Ann-Julie DuRocher, porte-parole de l'Association générale des étudiants de l'UQTR, en précisant que les étudiants de l'UQTR auront l'occasion de se prononcer sur l'appui au mouvement de grève lors d'une assemblée qui aura lieu le 14 mars.

Son collègue de l'AGE, François Landry, croit que les manifestations étudiantes augmenteront à un point tel que le gouvernement n'aura plus vraiment le choix de répondre à leur demande.

«On veut que le gouvernement nous explique pourquoi il veut faire une hausse. On n'a pas de justification là-dessus. Et on veut savoir où va aller l'argent, car le gouvernement ne prouve pas qu'il gère bien», raconte M. Landry.

Joyce Renaud, du Comité vigilance gaz de schiste de la Mauricie, estime que par les temps qui courent, tous les citoyens opposés aux politiques du gouvernement Charest doivent se regrouper afin de lui lancer un message clair: le gouvernement doit écouter ce que les citoyens ont à dire, affirme-t-elle.

«Quand je vois qu'on en demande plus aux citoyens, avec la hausse des frais de scolarité, et que le gouvernement permet à des grandes corporations de bénéficier de nos ressources, c'est deux poids, deux mesures. Je suis inquiète pour le Québec. Ce qu'on risque de perdre est colossal en impacts environnementaux et en ressources naturelles. Ce sont des enjeux vitaux.»

La manifestation a aussi attiré Jean-Pierre Leduc. Muni d'une pancarte annonçant son opposition à la réfection de Gentilly-2, ce membre du Comité des citoyens responsables de Bécancour croit que les acteurs politiques et économiques favorables à la réfection de la centrale devraient mettre leurs énergies au développement de PME portant sur l'énergie renouvelable.

«Le nucléaire, on connaît les dangers et on n'en pas besoin en terme d'électricité. Le gouvernement fait voir qu'il nous écoute, mais je ne serais pas surpris qu'il aille de l'avant avec la réfection», déplore M. Leduc.

Par voie de communiqué, le mouvement Sortons le Québec du nucléaire demandait à Jean Charest de profiter de son passage à Trois-Rivières pour annoncer la fermeture de la centrale nucléaire.

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