L'entreprise a obtenu la décision favorable de la CSST il y a quelques jours à peine. L'organisme gouvernemental lève l'interdiction de démolir cette église trifluvienne, étant donné que l'entrepreneur a modifié son approche pour les deux clochers.
«Le premier plan de levage n'était pas sécuritaire, selon la CSST. Au lieu d'utiliser une grue et de descendre les clochers en trois ou quatre parties, on va utiliser deux grues et on va les descendre par partie de 25 à 30 kilos chacune», explique Denis Despins, le patron d'Excavations Ovila Despins.
Ce dernier indique que chaque clocher pèse quelque 50 000 livres. Le fait qu'on retrouvait également du bois très sec dans l'environnement des clochers a aussi pesé dans l'établissement du procédé de démolition.
«La CSST a eu peur du premier plan et elle a eu raison. Maintenant, on a le plan de levage qui est accepté. C'est une délivrance et j'ai hâte de commencer.»
M. Despins croit que le délai d'émission du permis résulte du fait que l'organisme n'avait probablement jamais été confronté à un tel plan de démolition. De plus, des ingénieurs de Montréal ont été mis à contribution dans ce dossier.
«Les gens de Trois-Rivières attendaient les réponses. Mais on a des ingénieurs ici qui ont la compétence pour qu'on puisse faire une démolition en sécurité.»
L'aval de la CSST en poche, l'entrepreneur commencera bientôt à se préparer en vue du lancement des travaux, le 15 mai. Si Dame Nature est collaboratrice, le chantier pourrait débuter en avril.
«Le problème, c'est les vents. À 175 pieds de hauteur, c'est dangereux. Il faut travailler avec le temps. On va commencer par les clochers, ce qui va prendre 15 jours. Le reste de la bâtisse, c'est cinq ou six semaines. Ce sera donc un chantier de deux mois si tout va bien. Pour la grosseur des travaux, ce sera un chantier raisonnable, mais un beau chantier.»
Les plus fortes journées devraient amener près de 20 personnes à y oeuvrer. Une ribambelle de pelles et de béliers mécaniques seront mis à contribution. De plus, on s'attend à ce que 650 transports par camion soient requis afin de disposer des débris et pour remblayer le sous-sol de la bâtisse.
«Il faudra aussi gérer la poussière. Deux gars vont arroser constamment quand on fera de la démolition pour ne pas incommoder les citoyens.»
M. Despins se prépare également à contacter tous les sous-traitants qui seront à l'oeuvre pendant ce chantier. Il assureque tout le monde fera sa part pour mener un chantier dans l'ordre.
«On fera ce qu'il faut pour répondre à la confiance manifestée par la Ville de Trois-Rivières et la fabrique de la paroisse. Le curé Gravel est très humain, la Ville nous a attendus et le maire nous a dit qu'il avait confiance en nous. C'est la même chose avec Olymbec. On est capable de défaire l'église et on va la défaire.»