Hier, à quelques heures de l'arrivée des premiers clients, des dizaines de personnes se trouvaient encore sur place afin de prendre soin des moindres détails. C'est évidemment avec beaucoup de fébrilité que la direction démarrera enfin ses activités.
«On est tellement contents! C'est magnifique! Ça roule en fou pour que tout soit prêt pour l'ouverture à 10 h», lance avec enthousiasme Marie-Andée Deschênes, directrice générale adjointe.
Le projet, réalisé à l'entrée du club de golf Ki-8-Eb au coût de 5,8 millions $, comporte notamment 24 salles de massage, deux saunas finlandais, un hammam, un bistro, six salles de relaxation et des aires de détentes extérieures avec foyers.
Jusqu'à présent, 62 des 74 personnes qui doivent y travailler ont été embauchées, dont 24 massothérapeutes. «Il nous reste donc une douzaine de massothérapeutes à ajouter à l'équipe. La massothérapie, c'est un art alors on veut bien prendre notre temps pour les choisir», souligne Mme Deschênes.
D'autre part, le chef cuisinier Dominic Lapointe s'est joint à l'équipe et il s'occupera du menu d'un restaurant qui pourra accueillir jusqu'à 50 personnes et sera ouvert au public à compter de 19 h 30. Toujours en tenant compte de l'origine du mot KiNipi - qui signifie «votre eau» en algonquin - le restaurant a été baptisé «KiNipi à la bouche».
Jusqu'à présent, l'engouement se fait déjà sentir dans la population alors qu'on compte déjà une quarantaine de réservations au KiNipi. De plus, le restaurant affiche complet pour une soirée. Quant à la pré-vente de forfaits, elle va également bon train puisque la direction soutient avoir doublé son objectif, sans toutefois dévoiler le nombre exact d'unités vendues.
Délai raisonnable
Par ailleurs, même si l'entreprise avait dans la mire la date du 27 décembre pour son ouverture, on se réjouit tout de même d'avoir pu compléter aussi rapidement ces travaux qui s'étaient amorcés en juin dernier. Les débrayages illégaux survenus cet automne dans le monde de la construction ont notamment contribué à ralentir les activités du chantier.
«Normalement, ça prend 12 mois alors ça relève presque du miracle. En tout temps, il y avait entre 50 et 60 personnes sur le chantier», explique la directrice générale adjointe.
Une fois que les activités seront entamées et que tout fonctionnera rondement, la direction de l'établissement prévoit procéder à une ouverture officielle vers la fin du mois de février.