Cette escale s'effectuera une semaine après que la chef intérimaire du Nouveau Parti démocratique, Nycole Turmel, eut tenu un point de presse devant les bureaux de Mme St-Denis pour dénoncer ce changement de camp politique.
Néanmoins, au bureau de la députée libérale, on assure que cette visite était déjà prévue à l'horaire et qu'il ne s'agit aucunement d'une réplique à la charge orchestrée par le NPD.
Au cours d'un point de presse, où il pourrait être accompagné des députés Denis Coderre et Marc Garneau, Bob Rae discutera surtout des enjeux régionaux, a indiqué l'attaché politique de Lise St-Denis, Roger Leblanc.
Le 10 janvier, la députée de 71 ans avait pris tout le monde par surprise en annonçant qu'elle quittait le NPD afin de joindre les rangs des libéraux.
Engagée en politique chez les néo-démocrates depuis 10 ans, Mme St-Denis a motivé son choix en blâmant notamment l'attitude «doctrinaire» qui régnait au sein du NPD. Pourtant, quelques mois auparavant, Mme St-Denis avait ouvertement donné son appui à Thomas Mulcair dans la course à la direction du NPD.
Démission réclamée
Sa décision a été fortement contestée, tant au sein de la population que chez les députés néo-démocrates. Robert Aubin, député de Trois-Rivières, et Ruth Ellen Brosseau, députée de Berthier-Maskinongé, ont d'ailleurs réclamé la démission de leur ex-collègue afin d'y tenir une élection partielle.
Dans le même ordre d'idée, un résident de Shawinigan, Maxime Déry, a lancé une pétition réclamant également la démission de Mme St-Denis. Hier, le document en ligne avait franchi le cap des 2380 signatures.
De plus, dans la foulée de ce changement de parti, un sondage hostile, commandé par le NPD, avait littéralement embouteillé les lignes téléphoniques du bureau de comté de la députée de Saint-Maurice-Champlain. Dans un enregistrement, les gens étaient invités à se prononcer sur la décision de Mme St-Denis. S'ils n'étaient pas en accord, ils appuyaient sur le chiffre un avant d'être automatiquement transférés au bureau de la députée transfuge.
Malgré la tourmente des deux dernières semaines, Mme St-Denis a affirmé à plusieurs reprises qu'elle n'avait pas l'intention de remettre sa démission.