La mairesse reconnaît qu'aucun développement dans ce dossier n'est survenu depuis plusieurs mois. Mais elle ne croit pas que la fermeture soudaine d'une station ayant une cinquantaine d'années va influencer la réalisation d'un projet dans sa localité.
«Dans les pentes de ski, ça ne va pas trop bien ailleurs et ça n'incite peut-être pas des gens à se présenter. Mais ça (la fermeture de Mont-Carmel) ne m'inquiète pas. Un promoteur qui veut investir, ça dépend de ce qu'il veut faire comme autres activités. Ce n'est pas juste un centre de ski, le projet de développement. Il y a du récréatif et du résidentiel. C'est pour ça que je me dis qu'un jour, il y aura quelqu'un qui va se présenter. Je suis confiante», explique Mme Robert.
L'étude de faisabilité d'un développement récréotouristique de la montagne du rang Morin a été dévoilée il y a bientôt cinq ans. Cette étude indiquait qu'un promoteur doit allonger 14 millions de dollars pour construire un centre de ski ainsi que des chalets locatifs, des sentiers de marche nordique, des pistes d'escalade de parois, des pistes de glissade sur chambres à air et un circuit d'arbre en arbre.
Le montant grimpe à près de 30 millions de dollars si on additionne les coûts reliés au volet immobilier et à l'aménagement d'un terrain de golf sur le sommet de la montagne.
«La fermeture du centre de ski de Mont-Carmel ne nuira pas à Saint-Alexis. C'est une question de site surtout. Le site est beau et des places idéales comme ça, ça ne court pas les rues. Mais il n'en mouille pas non plus des investisseurs prêts à mettre 25 ou 30 millions de dollars», ajoute Mme Robert.
Cette dernière indique que l'étude de faisabilité est toujours présente à l'hôtel de ville et que la présentation vidéo du projet demeure sur le site Internet de la Municipalité. Celle-ci n'entreprend pas de nouvelles démarches dans ce dossier.
«On ne veut pas mettre trop d'argent là-dedans. Les investisseurs sont au courant, ils surveillent les sites», plaide Mme Robert, qui se désole de la fermeture de Ski Mont-Carmel.