C'est la deuxième fois en quelques mois que le candidat participe à des événements publics dans la région. En octobre, il avait pour ainsi dire donné le coup de départ de sa campagne en participant au Festival de la galette sarrasin de Louiseville en compagnie de la députée Ruth Ellen Brosseau. Samedi, c'est dans le comté de Robert Aubin que le député d'Outremont faisait campagne. Robert Aubin a accordé son appui à Thomas Mulcair dès le début de la course.
En entrevue au Nouvelliste, Thomas Mulcair est revenu sur la défection de la députée de Saint-Maurice-Champlain, Lise St-Denis, qualifiant «d'entorse à la démocratie» le passage de Mme St-Denis au Parti libéral.
«C'est inadmissible que les gens dans une circonscription qui n'ont accordé leur confiance au Parti libéral que dans une proportion de 11 % soient maintenant assujettis à quelqu'un sous cette bannière. C'est une grotesque entorse à la démocratie.»
«C'est absolument inacceptable que quelqu'un qui s'est présenté sous une bannière, du jour au lendemain, décrète que les gens de la circonscription n'auront pas un mot à dire.»
Pyrrhotite
Comme la chef intérimaire du parti l'a fait plus tôt la semaine dernière, Thomas Mulcair a aussi rencontré des représentants de la Coalition Proprio-Béton, qui rassemble des propriétaires de maisons touchés par la pyrrhotite. Si Nycole Turmel en a appelé à un changement réglementaire au sujet de la composition du béton, Thomas Mulcair a dit vouloir trouver des solutions pour les propriétaires qui sont présentement aux prises avec la pyrrhotite.
«On va interpeller le gouvernement là-dessus. On va bâtir le dossier. Les gens qui sont victimes font déjà un travail très, très solide et c'est une situation incroyable quand on sait qu'il y a eu des gens qui ont eu leur maison refaite pour avoir à nouveau de la pyrrhotite.» «On va regarder la possibilité d'utiliser un fonds, qui a déjà été mis de côté, pas entièrement épuisé pour les cas de pyrite.»
Délocalisation des universités
En entrevue, Thomas Mulcair a aussi rappelé ses liens avec la région soulignant qu'il avait été chargé de cours à l'Université du Québec à Trois-Rivières et qu'il avait tenu à ce que Jack Layton visite l'université lors de la première campagne électorale qu'il a menée avec le Nouveau parti démocratique. Thomas Mulcair a aussi défendu le modèle de délocalisation de l'enseignement universitaire et l'implantation d'un campus délocalisé à Drummondville.
«Je pense que la chose la plus importante c'est de réaliser que l'économie est en train de changer. La seule manière de créer de la richesse, c'est d'augmenter les connaissances, le savoir. On est chanceux, à Trois-Rivières, d'avoir une université et de pouvoir avoir les cours qu'on va prendre à un endroit comme Drummondville, ce n'est qu'un atout. Ça amène le savoir près des gens et c'est une excellente chose.»
L'élection du nouveau chef du NPD aura lieu à Toronto le 24 mars prochain lors d'un congrès. Tous les membres du parti devront alors déterminer qui parmi Thomas Mulcair, Niki Ashton (députée de Churchill au Manitoba), Nathan Cullen (député de Skeena-Bulkley-Valley, Colombie-Britannique), Paul Dewar (député de Ottawa Centre, Ontario), Peggy Nash (députée de Parkdale-High Park, Ontario), Brian Topp (ex-président du NPD), Romeo Saganash (député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou) ou Martin Singh (un pharmacien et militant du NPD originaire de la Nouvelle-Écosse) sera le prochain chef.