En attendant ce grand jour d'aménagement, le Cégep de l'endroit a accepté d'accueillir en septembre la centaine d'étudiants attendus en sciences infirmières, volet universitaire DEC-BAC, et en éducation au préscolaire et en enseignement au primaire.
«Nous n'en sommes pas encore à la brique et au mortier, c'est vrai. N'empêche, l'architecture intellectuelle est en bonne voie et cet élargissement de notre programmation académique constitue un jalon très important dans le projet de campus de l'UQTR à Drummondville», a indiqué, hier, le recteur intérimaire, André Paradis. «Vous l'avez compris, c'est un engagement ferme que notre université prend devant vous», a-t-il renchéri devant un bon nombre d'intervenants.
À son avis, ce dossier progresse «très bien» et, selon toute vraisemblance, le bâtiment du futur campus sera prêt pour l'automne 2014. Mais pour le respect de cet échéancier, il estime nécessaire de recevoir le feu vert du ministère de l'Éducation d'ici la fin de l'été afin de pouvoir débuter la construction en 2013.
Interrogé par Le Nouvelliste à savoir si la perspective de voir le projet devenir un enjeu électoral lui inspirait la crainte ou l'espoir, M. Paradis a admis ne pouvoir répondre à la question.
Par contre, il s'est bien défendu de mener un projet de délocalisation qui se ferait au détriment de Trois-Rivières.
«Les programmes en question sont en demande, le phénomène de cannibalisation ne tient pas, et notre institution est active au Centre-du-Québec depuis 1969», a-t-il répondu à un journaliste.
Et quand on lui ramène cette étude du CIRANO recommandant un moratoire sur un tel déploiement universitaire en région, le recteur se plaît à rappeler que la ministre Line Beauchamp a rejeté une pareille proposition. «Et le seul projet sur son bureau, c'est celui de l'UQTR à Drummondville», a-t-il indiqué tout en évoquant la hausse de la scolarisation universitaire dans les régions qui accueillent ce genre de campus.
Pour sa part, le vice-recteur aux études de premier cycle et au soutien académique de l'UQTR, Sylvain Delisle, a expliqué que le Centre-du-Québec aura besoin de 1500 enseignants au primaire et au préscolaire et 2000 infirmières et infirmiers au cours des prochaines années.
«Ce sont deux programmes qui ont le mérite de répondre précisément aux besoins formulés par une communauté», a-t-il fièrement affirmé.
Selon les capacités des locaux du Cégep, celui-ci prévoit donc accueillir entre 60 et 70 étudiants au Baccalauréat d'éducation au préscolaire et d'enseignement au primaire, et entre 30 et 40 étudiants au volet DEC-BAC du Bac en sciences infirmières.
«Les admissions pour ces deux programmes se feront au trimestre d'automne seulement et l'UQTR respectera les délais habituels pour l'admission dont la date limite est fixée au 1er mars», a précisé M. Delisle.
Pour la directrice générale du Cégep de Drummondville, Brigitte Bourdages, il s'agit d'une continuité naturelle «des excellentes relations que nous entretenons avec nos amis de l'UQTR».
En effet, les deux maisons d'enseignement supérieur travaillent déjà en collaboration depuis 1999, particulièrement par l'entremise du centre universitaire hors campus de l'UQTR qui a pignon sur rue dans les locaux du collège.
«Sa présence accrue au sein même de nos installations est très inspirante et motivante pour nos programmes d'études. Et nous avons déjà en tête des projets», a-t-elle laissé entendre.