Après un an de préparation et d'activités de promotion, Marilie Cormier-Gaudet, Annabelle Gagnon et Joanne Sleigher connaîtront enfin le dénouement de leur aventure alors qu'une nouvelle reine nationale sera couronnée samedi soir à l'hôtel Sandman, parmi une vingtaine de candidates.
«On est confiantes mais on est nos plus grandes rivales. On s'est soutenues tout le long et ça n'arrêtera pas pour la finale» lance avec un large sourire Marilie Cormier-Gaudet, 18 ans, étudiante en techniques de travail social.
Plus le grand jour approche, plus les nuits sont courtes pour certaines. «C'est certain que j'ai un peu de mal à dormir la nuit. Mais je me sens prête», indique pour sa part Joanne Sleigher, 28 ans, pâtissière au restaurant Olive et Papaye.
Au-delà des amitiés qu'elles auront réussi à tisser avec les autres candidates, les Trifluviennes espèrent parvenir à faire cesser les préjugés du concours de beauté typiquement superficiel.
«On est des filles qui ont toujours fait beaucoup de sport et le stéréotype de plasticité, ce n'est pas nous du tout. Dans notre concours, on n'avait pas le droit de soumettre des photos en maillot de bain. Aussi, il n'y a pas de défilé de bikini pour ce concours», souligne Marilie Cormier-Gaudet.
Depuis maintenant un an que les candidates participent à différentes activités de promotion afin d'améliorer leur classement. Au programme, une croisière, des courses de kayak, une journée à la plage ont notamment permis d'évaluer le niveau d'implication des prétendantes.
Aussi, les finalistes ont aussi eu l'occasion de réaliser une vidéo représentant leur vie dans leur petit coin de pays.
«Je pense qu'il y a juste les participantes de Trois-Rivières qui ont participé à cette portion du concours», sourit Annabelle Gagnon, 18 ans, qui a fait un montage vidéo réunissant ses passions: le motocross et le basketball.
Pour Miss Canada, le gala final compte pour 50 % de la note totale tandis que les participantes étaient évaluées sur leur participation aux événements pour l'autre 50 %. D'ailleurs, les candidates peuvent accumuler les votes (payants) du public jusqu'à samedi sur le site Internet du concours au www.misscanadatm.com (12,5 % de la note finale).
«Je suis confiante, car je mène au pointage. Alors je vais tâcher de rester moi-même et poursuivre dans la même voie», affirme Joanne Sleigher.
«Ça serait une grande réussite de gagner. J'aimerais bien parrainer des organismes et ça serait plus facile avec un titre comme Miss Canada», lance quant à elle Annabelle Gagnon, étudiante en sciences nature qui rêve de devenir membre de Dentistes Sans Frontières.
Parmi la panoplie de prix que décrochera la gagnante de Miss Canada 2012, on retrouve, entre autres, un contrat avec une agence de mannequin en plus d'un voyage afin de réaliser l'émission télé et le calendrier officiel de Miss Canada. La nouvelle reine deviendra également ambassadrice pour une cause de son choix.