Fusions: après le choc, l'acceptation

Dans la région, c'est encore à Shawinigan qu'on... (Photo : Stéphane Lessard)

Agrandir

Dans la région, c'est encore à Shawinigan qu'on retrouve le plus grand sentiment d'appartenance aux noms des anciennes villes

Photo : Stéphane Lessard

(Trois-Rivières) Si les fusions municipales de 2002 ont causé tout un branle bas de combat dans la population autant que chez les élus, force est de constater qu'après dix ans, tant à Trois-Rivières qu'à Shawinigan, les fusions ont été relativement bien acceptées de la population. Et si plusieurs citoyens disent avoir été affectés par les fusions, bien peu d'entre eux jugent qu'il serait bon de revenir aux anciennes villes.

Selon un sondage Angus Reid mené pour le compte des journaux Gesca, dont Le Nouvelliste fait partie, encore 51 % des Shawiniganais disent avoir été beaucoup ou modérément affectés par les fusions, contre 32 % à Trois-Rivières et 26 % pour l'ensemble des répondants à travers les neuf grandes villes fusionnées du Québec. L'autre moitié des Shawiniganais, soit 49 %, se disent très peu ou pas du tout affectés, contre 67 % de Trifluviens et également 67 % au niveau provincial.

À noter que le sondage, qui a été mené en ligne auprès de 1672 répondants choisis au hasard, compte un nombre de répondants proportionnel à la taille des villes dans chaque ville sondée. Il s'agit donc d'un coup d'oeil comparatif des différentes villes fusionnées en 2002, dont Shawinigan et Trois-Rivières.

Questionnés à savoir si les fusions municipales avaient été une bonne chose, les avis demeurent partagés. À Shawinigan, près d'une personne sur deux (47 %) croit qu'il ne s'agit ni d'une bonne ni d'une mauvaise chose, contre 30 % qui croient que c'était une bonne chose et 16 % qui pensent le contraire. À Trois-Rivières, une bonne proportion (43 %) pensent plutôt que c'était une bonne chose, contre 28 % qui pensent le contraire et 20 % qui croient que ce n'était ni une bonne, ni une mauvaise idée. Toutefois, une minorité de gens, tant à Trois-Rivières (23 %) qu'à Shawinigan (21 %) croient qu'il serait bon de revenir aux anciennes villes. Il s'agit d'un résultat encore plus faible que l'ensemble du Québec, qui aimerait à 29 % revenir aux anciennes villes.

Sentiment d'appartenance

Dans la région, c'est encore à Shawinigan qu'on retrouve le plus grand sentiment d'appartenance aux noms des anciennes villes, alors que 67 % des répondants disent s'identifier plus facilement au nom de leur ancienne ville. À Trois-Rivières, 58 % des Trifluviens s'identifient encore au nom de leur ancienne ville, contre 45 % pour la moyenne québécoise. C'est à Saguenay (80 %) que l'on retrouve le plus fort sentiment d'appartenance aux noms des anciennes villes.

Toutefois, une grande majorité de répondants de la région croient qu'il ne serait pas bon que les villes fusionnées absorbent d'autres villes avoisinantes. À Shawinigan, 66 % croient que ce serait une mauvaise ou une très mauvaise chose, contre 58 % à Trois-Rivières et 43 % pour la moyenne québécoise.

Moins pour notre argent?

Par ailleurs, de façon générale, la majorité des répondants de la région, tout comme ceux de l'ensemble du Québec, estiment avoir moins de contrôle sur les décisions municipales, et en obtenir moins pour leur argent depuis la fusion de 2002.

Par contre, contrairement à la moyenne québécoise, les répondants de Trois-Rivières et Shawinigan se disent majoritairement en faveur d'une baisse de services si cela devait se traduire par une baisse du compte de taxes municipales. Les deux villes de la région sont d'ailleurs les villes ayant répondu avec le plus haut taux au Québec en faveur d'une baisse de services en retour d'une baisse de taxes (42 % à Trois-Rivières et 46 % à Shawinigan).

Et preuve que les gens de la région s'intéressent à la politique municipale, Trois-Rivières et Shawinigan sont les deux villes fusionnées québécoises où l'on retrouve le plus haut taux de citoyens disant connaître le nom de leur conseiller ou de leur conseillère municipale (56 % à Trois-Rivières et 52 % à Shawinigan), contrairement à l'ensemble du Québec, qui dit ne connaître qu'à 34 % le nom du conseiller ou de la conseillère de leur quartier. Les gens de Longueuil sont ceux qui connaissent le moins les conseillers municipaux, à 27 %.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer