«Déposez des plaintes», insiste la ministre Lise Thériault

La ministre du Travail, Lise Thériault (deuxième à... (Photo: Stéphane Lessard)

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La ministre du Travail, Lise Thériault (deuxième à partir de la droite), souligne qu'une fois l'enquête de la Commission des normes du travail terminée, celle-ci pourrait intenter des recours judiciaires envers IQT Solutions. Elle était accompagnée de Danielle Saint-Amand, députée de Trois-Rivières, Julie Boulet, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et Jean-Paul Diamond, député de Maskinongé.

Photo: Stéphane Lessard

Guillaume Jacob
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) De passage à Trois-Rivières hier matin, la ministre du Travail, Lise Thériault, a fait le point sur les recours et l'aide qui sont à la portée des employés licenciés d'IQT Solutions.

«Ce dont on a besoin maintenant, ce sont les noms de tous les travailleurs licenciés. Tous les travailleurs doivent déposer des plaintes à la Commission des normes du travail, ce qui n'est pas encore le cas pour l'instant», a déclaré la ministre en sortant d'une rencontre avec les porte-parole des ex-employés.

La Commission des normes du travail (CNT) fait présentement enquête sur les deux semaines de salaires manquantes et les payes de vacances non versées aux ex-employés d'IQT.

«Une fois l'enquête de la CNT terminée, on verra sous quelle juridiction on pourrait entreprendre des démarches judiciaires», a expliqué Mme Thériault. Dans ce contexte, chaque plainte peut apporter des éléments de preuve qui serviront ensuite à mettre l'entreprise fautive devant ses obligations.

«Plus on aura de dossiers, plus on aura de preuves», a souligné la ministre. Rappelons qu'on ne sait toujours pas si IQT ferme ses portes ou déclare faillite.

«On envisage des possibilités pour les deux cas.» Dans le cas d'une faillite, les ex-employés pourraient se prévaloir d'un programme fédéral leur donnant droit à une indemnité de 3200 $ chacun.

La ministre Lise Thériault a dit s'être entretenue avec son homologue ontarien pour «faire des actions concertées».

Rappelons que les employés d'IQT Solutions à Oshawa ont aussi été victimes de mises à pied soudaines. La ministre a souligné que des recours pourraient être possibles en dépit du fait que l'entreprise soit sous juridiction américaine.

Questionnée à savoir si les lois en place étaient assez fermes pour assurer les droits des travailleurs dans des situations comme celles d'IQT Solutions, la ministre a répondu qu'elle avait demandé à la Commission des normes du travail de lui faire des recommandations aussitôt que son enquête sera complétée.

«Pour que de telles situations ne se reproduisent pas. Il faut se donner tous les moyens pour faire respecter les droits des travailleurs.»

Du côté de la direction d'IQT Solutions, c'est toujours silence radio. Ni le gouvernement, ni le syndicat et aucun média n'avaient pu obtenir des explications de la part de représentants de l'entreprise, une attitude que la ministre Thériault a qualifié de «cavalière».

Aide

La ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Julie Boulet, accompagnait sa collègue Lise Thériault hier. Elle a confirmé que les employés licenciés d'IQT Solutions seront admissibles au Programme d'aide aux employés licenciés collectivement.

Ce programme leur permettra d'obtenir rapidement une mince allocation en attendant de recevoir leur premier versement d'assurance-emploi.

Les porte-parole des ex-employés d'IQT, Sarah Labarre et David Lavoie, se sont dits satisfaits du soutien offert par les ministres.

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