Ce coussin permettrait à l'organisation de rencontrer plus rapidement ses obligations lorsque les subventions promises tardent à être livrées, illustre le directeur général de l'événement, Jacques Bellemare.
«Nous avons demandé de l'aide pour pouvoir souffler», commente-t-il. «Plus ça va et plus l'aide gouvernementale diminue. Cette marge de crédit additionnelle nous permettra de payer nos fournisseurs à l'automne et de rembourser lentement notre dette.»
«Nous n'avons pas de trouble majeur», rassure le directeur général. «Mais on manque de liquidités quand on arrive en octobre et en novembre. Pour le reste, ça fait 78 ans qu'on est là et mon intention n'est pas de fermer la Classique.»
M. Bellemare rappelle qu'en 2006, le comité organisateur s'était retrouvé avec un déficit de 35 000 $ en raison du mauvais temps.
Puis, en 2008, lors des activités entourant le 75e anniversaire de l'événement, d'importantes dépenses non récurrentes avaient été encourues, comme la réalisation du temple de la renommée et de la Place des canotiers.
Les trois Villes sont donc invitées à cautionner cette marge de crédit supplémentaire, à raison de 17 000 $ chacune. La demande a été acceptée dans tous les cas. L'entente couvre une période de cinq ans. Le budget annuel de l'événement frôle les 300 000 $.
«Au cours des trois dernières années, on n'a pas perdu plus de 5000 $», fait remarquer M. Bellemare. «Nous rétablissons la situation et pour y parvenir, il faut de nouvelles activités.»
Rappelons que pour diversifier ses sources de revenus, l'organisation présentera deux spectacles intérieurs au Centre Bionest, les 2 et 3 septembre. D'autres ajouts à la programmation régulière seront annoncés prochainement.
«Quand il pleut le dimanche, nous sommes dans le trouble», fait remarquer le directeur général. «Voilà pourquoi il faut trouver autre chose. Nous espérons que les spectacles au Centre Bionest nous permettront d'aller chercher un montant d'argent intéressant.»
Incertitude
M. Bellemare observe une baisse de soutien du gouvernement provincial. Au fédéral, il comptait habituellement sur une subvention de 2500 $ de l'ex-député Jean-Yves Laforest, mais il ne sait pas trop à quoi s'attendre de son successeur, Lise Saint-Denis.
De plus, Sports St-Bo commanditait la troisième étape de l'événement depuis trois ans.
La faillite du commerce force l'organisation à regarder ailleurs et à deux mois de l'événement, elle n'a toujours pas trouvé l'entreprise qui remplacera ce montant de 10 000 $.
Voilà quelques raisons qui expliquent pourquoi M. Bellemare a cogné aux portes des trois Villes partenaires de l'événement. Pour le maire de Shawinigan, Michel Angers, la situation de la Classique internationale de canots ne sème aucune inquiétude dans son esprit.
«J'ai scruté les états financiers à la loupe et je pense que l'organisation est sur la bonne voie», commente-t-il.
«Nous en sommes à la 78e édition, c'est une institution. Compte tenu de l'histoire de l'événement et du redressement important de sa situation financière, les trois Villes ont décidé d'embarquer.»