Le nucléaire: une technologie «fiable, sécuritaire et rentable»

Pas moins de 154 ingénieurs travaillent à la... (Photo: François Gervais)

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Pas moins de 154 ingénieurs travaillent à la centrale nucléaire Gentilly-2.

Photo: François Gervais

Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Il en va de l'intérêt de la région de poursuivre l'exploitation de la centrale et réaliser la réfection qui en permettra l'exploitation pour un second cycle de vie».

Voilà le message qu'entend transmettre le Syndicat professionnel des ingénieurs d'Hydro-Québec à la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) lors des audiences prévues à la mi-avril à Bécancour.

«Le SPIHQ désire exprimer publiquement son appui au renouvellement de permis qui inclura la période de réfection de la centrale de Gentilly-2. Celle-ci permettra de maintenir la centrale en exploitation jusqu'aux alentours de 2040», peut-on lire dans le mémoire qui sera alors déposé.

En entrevue au Nouvelliste, le président Ramzi Chahine a évoqué la présence de 154 ingénieurs aux installations de Bécancour.

«Je regarde ça plus du côté économique», a-t-il confié par rapport aux retombées directes et indirectes de la réfection.

Selon lui, le bilan des avantages et des inconvénients du nucléaire est plus que favorable.

«La technologie nucléaire est fiable, sécuritaire et rentable, et la gestion des déchets se fait de façon responsable en respectant l'environnement. Les infrastructures sont déjà en place et la présence de la centrale est bien acceptée par la communauté», fait-on valoir dans le mémoire.

Le syndicat veut faire remarquer à la CCSN que le renouvellement du permis est associé de près au projet de réfection de la centrale.

«La réalisation de ce projet permettra, entre autres, de conserver et de renouveler des emplois de haute technologie bien rémunérés, et ce, dans un contexte industriel régional difficile. Ainsi, Hydro-Québec, avec l'implication des employés de la centrale Gentilly-2, participe activement à l'essor de l'économie régionale», souligne-t-on dans le document.

Forts de la trentaine d'années d'exploitation de la centrale, les ingénieurs d'Hydro-Québec ont acquis une expertise diversifiée, reconnue à travers le monde. Et depuis le début des années 2000, une équipe spécialisée, «dont font partie plusieurs de nos ingénieurs», contribue à la préparation de ce vaste chantier maintenant prévu en 2012.

«Le retour d'expérience des réfections des centrales de Point Lepreau, au Nouveau-Brunswick, et de Wolsong-1, en Corée, permet d'améliorer la préparation de ce projet», affirme-t-on, la réfection du réacteur coréen étant même complétée.

Par ailleurs, le mémoire évoque les événements du Japon et les plans d'action qui sont en cours afin de réaliser une évaluation de la couverture des centrales nucléaires canadiennes pour faire face à des situations similaires.

«Cette évaluation, à laquelle participent plusieurs de nos ingénieurs, démontre tout le sérieux de l'industrie nucléaire face à cet événement», conclut-on tout en spécifiant que «les ingénieurs de Gentilly-2 ont toujours placé la sûreté devant toute autre considération».

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