«Je n'ai rien à nier, n'ayant jamais rien confirmé», a confié, hier, au Nouvelliste celui qui continuera à se consacrer aux nombreux dossiers municipaux qui lui tiennent à coeur, dont l'amphithéâtre et le colisée.
La veille, il a pourtant été sollicité par les dirigeants du Parti libéral du Canada pour une candidature en région, idéalement à Trois-Rivières. «Pas pour l'instant», a décidé celui qui «ne dit jamais jamais».
Il faut dire que les résultats du sondage Ipsos Reid, publiés mardi, suffisent à décourager les candidatures libérales, particulièrement dans les circonscriptions francophones du Québec où le Bloc ne cesse de dominer.
Au plan national, le Parti conservateur de Stephen Harper est à la porte d'une majorité avec 43 % des intentions de vote contre seulement 27 % pour les libéraux de Michael Ignatieff.
«Le cas échéant, Yves Lévesque constituerait un candidat formidable et extrêmement intéressant pour le Parti libéral du Canada», a indiqué le président de l'Association libérale fédérale dans Trois-Rivières, Me Jean Boulet.
Selon ce que Le Nouvelliste a appris, celui-ci a rencontré le maire de Trois-Rivières deux fois plutôt qu'une en moins d'une semaine.
Non seulement a-t-il participé à la rencontre de mardi en compagnie de l'organisateur en chef du PLC pour le Québec et co-président du Comité national de la préparation aux élections, Rémi Bujold, mais le même groupe s'était également retrouvé ensemble le 23 février dernier.
Et même si la circonscription de Saint-Maurice-Champlain faisait partie des scénarios, c'est le comté trifluvien qui était visé en priorité.
«À ce jour, M. Patrice Mangin est le seul qui a exprimé son intérêt dans Trois-Rivières. Le candidat n'est pas choisi encore. Il peut y avoir quelqu'un d'autre qui s'exprime», a précisé Me Boulet tout en écartant sa propre candidature.
Or, le directeur général du Centre intégré en pâtes et papiers a réitéré son désir de représenter les libéraux dans Trois-Rivières lors du prochain scrutin fédéral.
«Je suis prêt à relever le défi et si tout était facile, tout le monde serait candidat. When the going gets tough, the tough gets going», a lancé M. Mangin, faisant allusion à ce proverbe anglais sur la résilience.
Est-il vexé de voir qu'on a semblé lui préférer le maire Lévesque comme candidat? «Pourquoi ça me gênerait? J'ai de bonnes relations avec M. le maire», a répondu celui qui aurait été prêt à se soumettre à une course à l'investiture.
Après avoir discuté, hier, avec Me Boulet, Patrice Mangin préfère se faire discret. «Si la tendance se maintient, je serai candidat, j'ai une plate-forme à offrir et ça prend du changement dans la région», conclut celui qui sera en mission du 16 au 26 mars en Scandinavie, soit au moment même où le dépôt du budget fédéral pourrait provoquer le déclenchement de ces fameuses élections.