Se relever après un incendie

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Lorsque la Crêperie de Flore a été détruite... (Photo: Stéphane Lessard)

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Lorsque la Crêperie de Flore a été détruite par un incendie en décembre dernier, David Dessureault venait à peine d'acheter le commerce. Il n'a pas hésité à se retrousser les manches et à tout reconstruire.

Photo: Stéphane Lessard

Nancy Massicotte

Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Après avoir été ravagés par des incendies, deux restaurants considérés comme des institutions dans leur milieu respectif ont finalement rouvert leurs portes ces derniers jours.

Aux lendemains d'un sinistre qui avait endommagé le... (Photo: Stéphane Lessard) - image 1.0

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Aux lendemains d'un sinistre qui avait endommagé le restaurant El Greco de Louiseville, la famille Lygitsakos a décidé de poursuivre l'aventure et d'offrir une cure de rajeunissement à l'entreprise. Sur la photo, on voit de gauche à droite Chris, Dean, Louis, Carole, Jeffrey, Michael et Georges Lygitsakos.

Photo: Stéphane Lessard

Pour les propriétaires du restaurant El Greco à Louiseville, dont la réouverture est prévue aujourd'hui, et de la Crêperie de Flore, qui a repris ses activités depuis une semaine, se relever d'un incendie constituait en effet un défi de taille. Ils ont beau détenir de bonnes assurances, ils ont dû faire face à plusieurs obstacles.

C'est le cas de David Dessureault, jeune propriétaire de la Crêperie de Flore.

«En l'espace de quelques heures, j'avais tout perdu: ma maison, mes meubles, mon commerce et mon travail. Oui, j'aurais pu tout lâcher après cet incendie mais je ne pouvais pas faire ça. J'avais trop investi dans cette entreprise, j'avais fait tellement de sacrifices pour l'acquérir», mentionne-t-il.

En effet, l'incendie survenu le 23 décembre 2008 avait entièrement rasé la bâtisse vieille d'une centaine d'années et son fameux restaurant, ouvert depuis 31 ans. David Dessureault, alors âgé de 26 ans, venait à peine d'acheter la Crêperie de Flore.

«Je l'avais depuis juin et je vivais dans le logement à l'étage. Le choc a été brutal surtout dans les jours qui ont suivi, quand j'ai commencé à réaliser que je n'avais plus rien. Mais, il fallait que je reconstruise et que je tente de redonner au restaurant ce cachet unique qu'il avait», se rappelle-t-il.

Le jeune restaurateur n'a pas eu une seule journée de congé depuis le début de la reconstruction au printemps mais il a toutefois su mener son projet à terme. Il peut dire aujourd'hui mission accomplie.

«On a essayé de reproduire le cachet vieillot de l'ancien restaurant mais en lui attribuant une note très luxueuse. Il y a des comptoirs de granit et une fontaine. Ça représente un investissement total de 1,5 million $. Je crois que c'est vraiment un des plus beaux restaurants entre Québec et Montréal, du moins c'est ce que nous disent les clients», a-t-il ajouté.

Même si la superficie du bâtiment reste sensiblement la même, quelques modifications ont été apportées. Une grande terrasse a été aménagée à l'avant et le restaurant offre maintenant un menu bistro plus abordable.

Les résultats sont probants. «Le téléphone ne dérougit pas. Nous pourrions remplir dix fois par jour. J'ai un bel appui de la clientèle mais aussi de toute la population de Sainte-Flore. À tous les jours, les gens venaient sur le chantier pour prendre des nouvelles», a-t-il mentionné.

El Greco

Dean Lygitsakos, l'un des propriétaires du restaurant El Greco à Louiseville, se rappelle pour sa part de la remise en question qui a suivi le sinistre du 26 août 2008. À cette occasion, un feu criminel avait causé de lourds dégâts d'eau et de fumée dans le restaurant.

«C'est une entreprise familiale qui avait été fondée en 1971 par mon grand-père. Aujourd'hui, c'est mon père qui s'en occupe mais il commence à vieillir. Nous avions donc trois choix: soit nous arrêtions, soit nous faisions quelques réparations et continuions comme avant, soit nous investissions pour changer la coquille du restaurant», précise-t-il .

Les Lygitsakos ont finalement décidé de mettre le paquet et d'améliorer le «look» du commerce.

«Si on inclut l'argent versé par les assurances et notre propre implication financière, on parle d'un investissement total de 400 000 $. Notre restaurant était reconnu pour la qualité de ses produits et de son service mais pas pour son aspect. C'est maintenant réglé. Désormais, avec notre nouvelle finition, nous pouvons nous comparer aux restaurants de Trois-Rivières. Nous pourrons ainsi aller chercher une nouvelle clientèle, c'est-à-dire les hommes d'affaires et les couples qui veulent prendre un bon repas avec une bouteille de vin. Toutefois, l'important est de toujours avoir une cuisine ouverte et ainsi garder le contact avec notre clientèle», a-t-il conclu.

 

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