Un parcours de choix

Les Défis du Parc attirent chaque année plusieurs... (Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Les Défis du Parc attirent chaque année plusieurs milliers de cyclistes et la raison qui l'explique se veut certainement le site incroyable qu'est celui du parc de la Mauricie.

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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Les Défis du Parc attirent chaque année plusieurs milliers de cyclistes et la raison qui l'explique se veut certainement le site incroyable qu'est celui du parc de la Mauricie.

C'est du moins l'avis de Sylvain Plante, de Québec, qui en sera à une sixième expérience à cet événement. Celui qui s'implique dans le Défi des Roses depuis quelques années est catégorique: il faut connaître le parcours si on souhaite ne pas avoir de mauvaises surprises. «Lors de mon dernier entraînement avec les Roses avant le défi, je prends toujours un certain moment pour décortiquer le parc avec elles. Il faut toujours voir le parcours en quatre étapes, car il y a beaucoup de côtes et il faut y aller au fur et à mesure si on ne veut pas se décourager.»

Le parc de la Mauricie n'est certainement pas un circuit ordinaire. En plus de sa distance de 105 kilomètres, il est composé de 44 côtes et de 1800 mètres de dénivelé positif. Le seul moment où les cyclistes peuvent rouler sur une piste sans dénivellation est au Lac Alphonse. Ce qui veut dire que durant l'ensemble du trajet, les cyclistes auront cinq minutes à l'aller et cinq minutes où ils rouleront sur une surface plane.

Les premiers instants du tracé fournissent une très bonne indication de ce qui attend les cyclistes. Le départ de Rivière-à-la-pêche en direction du Belvédère se fait sur une distance de 28 kilomètres dont les 18 premiers sont principalement composés de côtes ascendantes, de quoi mettre les participants dans le bain assez rapidement.

«La première étape sert de réchauffement, les coureurs peuvent se dégourdir les jambes et conditionner leur cerveau sur ce qui les attend. Pour les cyclistes de haut niveau ce n'est pas un problème, mais pour ceux qui se remettent en forme et qui ne sont pas habitués, ça joue déjà sur leur mental», soutient Plante. Par la suite, les cyclistes doivent quitter le Belvédère pour prendre la direction de l'Esker, qui se situe à mi-chemin. Plante affirme que cette portion du parc est plus méconnue de la majorité des participants, ce qui peut jouer des tours aux coureurs. «On appelle cette partie Le côté obscur du parc, puisque mis à part la fameuse côte du passage qui est d'une distance de 2.7 kilomètres en descente pour l'aller, les cyclistes ne sont pas habitués de pédaler à cet endroit.» Bien d'autres «surprises ascendantes» attendent les coureurs. Pour revenir et compléter l'épreuve, on doit emprunter le trajet inverse. Plante estime qu'avec la fatigue musculaire et mentale de l'aller, le chemin du retour n'est pas de tout repos. «Pour revenir, tu sais que tu vas faire exactement le contraire de la première moitié de parcours. Tu réalises rapidement que toutes les descentes se transformeront en montées... dont la fameuse côte de 2,7 kilomètres ! Ça peut décourager bien des gens. Je leur conseille de se rappeler que les derniers 18 kilomètres seront principalement composés de descentes.»

Cette année, Plante ne sera pas en queue de peloton, lui qui avait l'habitude de faire le balai et accompagner la dernière cycliste durant les éditions précédentes. «Je voulais faire ça différemment cette année. Faire le balai peut être extrêmement gratifiant à ses heures, mais ça peut être plus difficile à d'autres moments. Tout dépend de la volonté de la personne.»

Plante sera assurément parmi le groupe de cyclistes des Roses, mais pas question de prendre part au tout nouveau défi Grand Fondo Sugoi-Vélo de 160 kilomètres. Le principal intéressé estime qu'il pourrait compléter le défi, mais pas aussi rapidement que les autres coureurs. «Ceux qui prennent part à cette épreuve sont les meilleurs athlètes de l'événement. Ce sont des bêtes de cirque, je les perdrais de vue bien rapidement!»

Pour l'avoir fait à plusieurs reprises, Sylvain Plante sait que le parc de la Mauricie est une place de choix pour les cyclistes. En plus de pousser les limites des athlètes, il peut amener son lot de surprises. Selon lui, ce sont des raisons qui s'ajoutent aux beautés que contient ce site, dont la réputation n'est plus à faire.

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