Une clientèle de plus en plus familiale

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La route qui traverse le parc national, qui est une promenade et non une route numérotée, constitue un atout de premier plan.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Saint-Mathieu-du-Parc) Si la notoriété du parc national de la Mauricie s'est accrue au cours des dix dernières années, c'est en bonne partie grâce aux Défis mis de l'avant par Marie-Josée Gervais.

«À Parcs Canada, le parc national de la Mauricie a servi de modèle au niveau des grands événements. Maintenant, il y a un autre parc qui ferme une portion de route pour un défi cycliste et c'est Banff. Beaucoup de collègues m'ont posé des questions et se sont informés, j'ai fait des présentations auprès des autres parcs nationaux sur ce qu'on faisait pour les inspirer et suite à ça, il y en a plusieurs qui me demandaient de l'information pour voir si quelque chose de similaire pouvait se dérouler dans leur parc», commente la directrice générale du parc, Carole Loiselle.

Sauf qu'en Mauricie, dit-elle, le parc national est doté d'une route promenade alors que plusieurs parcs nationaux ont une route numérotée qui passe sur leur territoire, ce qui rend difficile, voire impossible, sa fermeture.

«Ce qui donne la grande valeur à l'événement des Défis, c'est le fait que c'est dans un parc national et non dans une ville, et c'est sur un circuit fermé. On ajoute à ça la qualité de l'événement et des bénévoles. Ce sont les quatre grands facteurs qui ont fait la grande réputation des Défis», a-t-elle ajouté.

À son avis, les Défis ont contribué à aller chercher une nouvelle clientèle plus urbaine pour le parc, soit les cyclistes, alors que les parcs nationaux étaient surtout fréquentés par des amateurs de plein air. «Maintenant, c'est une clientèle qui vient de plus en plus en famille aussi. Quand les gens viennent pendant la saison pour faire du vélo, habituellement, ils viennent une couple de fois pour se préparer aux Défis, et ils vont revenir entre amis, en famille. Ça fait en sorte qu'ils initient la famille et amis au parc de la Mauricie», explique Mme Loiselle.

Selon elle, les lieux offrent tout ce qu'un cycliste recherche: beaux paysages et belle route sans véhicule lourd et avec très peu de circulation. Et les quelques voitures y roulent lentement. «Quand les gens viennent rouler une première fois dans le parc, ils reviennent à cause de la qualité», affirme-t-elle.

Et pour garder cette nouvelle clientèle, le parc a développé une offre susceptible de répondre à ses besoins, comme les tentes oTENTik, ou encore des sites de camping avec électricité qui sont maintenant deux fois plus nombreux.

Si, lors de la première édition des Défis, la direction avait limité la participation, histoire de «se faire les dents», son expansion continuelle a toujours été accompagnée d'un bilan au niveau de la logistique et de la sécurité. «C'est vraiment un événement de très grande qualité et un travail d'équipe incroyable. Non seulement Marie-Josée a amené du nouveau chaque année, mais on s'est assuré que toute la machine suive», précise Mme Loiselle.

Au fil des ans, les épreuves se sont multipliées, avec l'ajout de la course à pied et de la marche, ce qui fait «qu'on soit rendu à 17 jours d'activités des Défis dans le Parc», se plaît-elle à souligner avant de renchérir que «c'est devenu un événement familial, avec les enfants et les aînés».

Même s'il n'est pas possible d'envisager une piste cyclable sur le site d'un parc national pour des considérations géographiques et environnementales, des travaux sont réalisés pour améliorer la route. «Aux endroits où l'on est capable d'élargir l'accotement, on le fait», assure-t-elle.

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