Une porte vers la confiance en soi

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L'équipe des Roses fait du bien, au-delà du sport.

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Shawinigan) En décembre 2015, Rachel Longpré peinait à parcourir une distance d'un km à la course. Le 14 août dernier, elle franchissait la ligne d'arrivée du demi-marathon Marcel-Jobin de Saint-Boniface.

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«On peut courir toute seule. Mais la force d'une équipe en arrière, c'est motivant. Ça te pousse à sortir et à ne pas lâcher.» - Rachel Longpré

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«Je suis capable de leur dire: 'Persiste, continue, tu vas voir de mois en mois, tu vas devenir meilleure, tu vas prendre de l'assurance, tu vas voir la différence que ça amène!'»- Danielle St-Louis

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

Entre les deux, cette coiffeuse de 39 ans s'est entraînée avec l'équipe des Roses, la branche exclusivement féminine des Défis du Parc.

Peu importe le temps qu'il lui faudra pour compléter la course de 30 km en sentier le 24 septembre, Mme Longpré est déjà satisfaite.

«J'ai fait mon plan d'entraînement. Mon défi est fait. Je suis déjà fière de moi!», lance celle qui attribue son retour à l'équilibre global à son entraînement, mais aussi à son appartenance au groupe des Roses.

«Il y a deux ans, ma fille a perdu son père. Je me suis mise à avoir peur de mourir aussi et que ma fille se retrouve toute seule. J'ai fait de l'anxiété, j'ai fait une dépression... J'ai pris des antidépresseurs - que je ne prends plus depuis deux mois!», raconte bien ouvertement la dame qui a entendu parler de l'équipe des Roses par une cliente.

Aujourd'hui, Rachel Longpré compare ses sorties de course à une drogue. Même après une journée de travail passée debout, même s'il est 21 h, elle a besoin d'aller courir. «Sinon je ne dors pas bien», dit-elle.

«J'ai perdu 16 livres, et mes clientes me disent que je suis rayonnante», ajoute-t-elle. Mme Longpré a recommencé à sortir, a repris confiance en elle, et assure que la participation au défi des Roses est un moyen aussi puissant pour rééquilibrer le mental que pour se remettre en forme physique.

«On peut courir toute seule. Mais la force d'une équipe en arrière, c'est motivant. Ça te pousse à sortir et à ne pas lâcher. Toutes les femmes devraient s'offrir ça. Moi, ça m'a poussée à mettre des blocs dans mon horaire pour moi, pour me remettre en forme», apprécie la Bonifacienne, qui fait partie du premier groupe de roses à se lancer le défi du 30 km de course en sentier, une nouveauté de cette année.

De recrue à encadreure

Danielle St-Louis était de la première cuvée de l'équipe féminine créée en 2012 par Marie-Josée Gervais et Chantal Guimont. Elle agit maintenant comme «encadreure» pour les recrues qui se lancent le défi de parcourir les 105 km de vélo et 5 km de course à pied du défi des Roses. 

En 2008, la citoyenne du secteur Gentilly de Bécancour s'était mise au vélo de route et recherchait une activité collective de type défi qui, idéalement, lui permettrait de contribuer à une bonne cause. C'est un encart dans le magazine Vélo-Mag qui a répondu à ses attentes en décrivant le projet de constitution d'une équipe féminine pour participer aux Défis du parc de la Mauricie. Mme St-Louis a donc fait partie des 35 femmes réunies sous le nom des «persévérantes» la première année.

Cette première année, l'entraînement n'a pas été facile, surtout dans le parc.

«Les longues côtes, je ne les montais pas. Je me trouvais sur un point neutre et là, je paniquais et je me laissais tomber sur le côté comme une poche de patates», illustre la dame de 56 ans, accordant beaucoup de crédit à Marie-Josée Gervais qui l'a encouragée à «travailler son mental» pour se faire plus confiance.

«À ma troisième année, on m'a demandé de faire du mentorat, d'aider les autres. J'ai adoré. J'aime voir les filles qui partent au mois de juillet sur leur vélo - certaines commencent à pédaler - et de les voir progresser, c'est tellement beau! Je me revois dans celles qui ont eu de la difficulté. Je suis capable de leur dire: 'Persiste, continue, tu vas voir de mois en mois, tu vas devenir meilleure, tu vas prendre de l'assurance, tu vas voir la différence que ça amène!'», conclut-elle.

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