Réal Rousseau de retour en cour

Réal Rousseau... (François Gervais)

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Réal Rousseau

François Gervais

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(Trois-Rivières) Réal Rousseau, cet individu de 77 ans qui vient tout juste d'être écarté de la liste des suspects potentiels dans l'affaire Cédrika Provencher, était de retour en cour vendredi matin au palais de justice de Trois-Rivières, dans des dossiers de crimes à caractère sexuel sur des personnes mineures. Son dossier a toutefois été reporté au 9 septembre pour prendre position.

Présent au palais de justice, Réal Rousseau s'est dit soulagé d'avoir pu être écarté de la liste des suspects potentiels, lui qui avait été approché par les policiers au début de l'année 2014 concernant l'affaire Cédrika Provencher.

«Ça a commencé au début 2014. Il y a eu une plainte et ils ont vérifié. Ils ne m'ont pas arrêté, rien. Ils m'ont juste questionné», précise le septuagénaire, qui n'était visiblement pas très à l'aise de se faire questionner par les journalistes.

Ce dernier a expliqué qu'il a d'abord refusé de passer le test du polygraphe en 2014, par crainte. «Au début, ils m'ont demandé de passer le polygraphe et je n'ai pas voulu parce que j'avais peur un petit peu. Mais je me suis dit après: pour quelle raison avoir peur, je n'ai rien à me reprocher et mon test, je l'ai passé à 100 %», lance-t-il.

Bien qu'il ne craignait pas le résultat du polygraphe, Réal Rousseau admet avoir acquiescé à la demande de la Sûreté du Québec de passer le test car il en avait assez d'être mêlé à cette histoire et de devoir constamment répondre aux questions. «J'ai décidé de le faire parce que je n'ai rien à me reprocher. J'ai dit la vérité. Ça ne me fatiguait pas trop parce que je n'avais aucun lien là-dedans, je n'avais rien à voir avec ça. Mais c'est fatigant à la longue parce qu'il y a toujours quelqu'un qui arrive et qui te pose des questions, c'est fatigant», mentionne l'homme, qui dit n'avoir entendu parler de l'histoire de Cédrika que par les journaux, «comme tout le monde» précise-t-il.

L'homme n'est toutefois pas au bout de ses peines avec le système judiciaire, lui qui fait face à onze chefs d'accusation relativement à des gestes qui auraient été commis sur des personnes mineures entre 1974 et 1981. Rousseau est accusé d'inceste, d'attentat à la pudeur et de grossière indécence sur la première présumée victime. Ces événements se seraient déroulés de 1974 à 1979.

Il est accusé de viol, d'attentat à la pudeur, de grossière indécence et de rapports sexuels sur une deuxième personne, des actes qui auraient été posés entre 1976 et 1981.

Une troisième personne aurait été victime de grossière indécence et d'attentat à la pudeur en 1978 et en 1979.

Puis, de 1975 à 1977, une quatrième victime présumée aurait fait l'objet de grossière indécence et d'attentat à la pudeur.

Vendredi, l'avocate de Réal Rousseau a demandé à ce que la cause soit reportée au 9 septembre prochain, date à laquelle il pourrait prendre position dans ces différents dossiers. Me Karine Bussière a indiqué à la cour, vendredi matin, avoir besoin de plus de temps pour prendre connaissance de la preuve au dossier.

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