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L'Aurore boréale: un succès franc... et surprenant!

À sa première année, le Festival L'Aurore Boréale... (Olivier Croteau)

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À sa première année, le Festival L'Aurore Boréale s'est avéré un succès, attirant plus de 2500 amateurs de produits alcoolisés.

Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Le pari était audacieux. Organiser un salon brassicole en plein milieu de l'hiver, alors que ceux-ci se déroulent habituellement l'été. Mais le Festival L'Aurore boréale n'a pas raté son coup alors qu'un peu moins de 3000 personnes ont franchi les portes du Complexe Laviolette samedi afin de se tremper les lèvres dans les tous derniers produits dans une vingtaine de kiosques.

Les organisateurs ne s'attendaient pas à obtenir un tel succès avec cette aventure qui en était à une première année. Ils espéraient que 2000 personnes allaient franchir les guichets, mais il en est venu beaucoup plus. À l'origine, l'événement devait se dérouler dans une salle plus petite du Complexe Laviolette, mais jeudi dernier, les organisateurs ont rapidement réalisé que la demande dépassait de loin la capacité. C'est ainsi que la surface de curling a été recouverte afin d'accueillir tous les visiteurs.

«On s'était dit qu'à 2000 on allait être content, mais on a été bien au-delà, et ce, sans être subventionné, explique l'un des cofondateurs, Simon Brunelle. On s'est rencontré il y a trois semaines et on a réalisé que ça devenait trop gros.»

Malgré ce changement de salle, il fallait parfois se faufiler sur le plancher afin de déguster le produit voulu. En plus, un chapiteau avait été érigé sur la rue Papineau où ont eu lieu des spectacles musicaux, tout comme à l'intérieur. Avant même que la première édition de l'événement ne soit terminée, les organisateurs avaient décidé qu'ils recommenceraient le tout en 2017.

«La première année, c'est plus difficile. Tu appelles les exposants mais ils n'ont pas l'assurance qu'il va y avoir du monde. On avait des espoirs, mais nous avons réussi le coup de circuit. La deuxième année, ça va être encore plus fort. Je pense que ça va devenir une sommité dans les festivals de bière.»

Parmi les 16 microbrasseries présentes sur le site se trouvait le Trou du Diable de Shawinigan. Son représentant des ventes pour le centre du Québec, Julien Guay, était satisfait, lui qui a l'habitude de participer à de nombreux événements de la sorte.

«C'est au-dessus de nos attentes. Ce qui est le fun, c'est d'anticiper les prochaines années. La première épreuve d'un festival comme ça, c'est de faire tes preuves, parce que tu veux établir ta crédibilité. La première année, c'est fait pour se casser la gueule, et personne ne se l'est cassée.»

Alex Dorval, un des cofondateurs du restaurant Le Temps d'une pinte, abonde dans le même sens.

«L'utilité d'un salon, c'est de faire connaître nos produits. C'est intéressant quand on pense à ce qu'apporte ce type d'événement à Trois-Rivières. En région, on a de très bonnes bières et de Saint-Tite à Trois-Rivières, nous sommes de plus en plus reconnus au Québec mais aussi à l'international.»

Rares l'hiver

Les festivals brassicoles ne sont pas fréquents au Québec lorsque la neige recouvre le sol, mais l'Aurore boréale pourrait bien être un des précurseurs. Les organisateurs se sont assurés de donner une ambiance familiale à l'événement, mais aussi musicale avec la présence des Frères Lemay et d'Angel Forrest.

«Samedi matin, 200 enfants sont venus au spectacle de la fée Bouclette. Il y avait des courses de poussettes! La bière, c'est davantage l'été avec les piscines, alors que l'hiver, on voit surtout les gros amateurs de bière. L'avantage, c'est que nous sommes allés chercher tout le monde et nous avions averti nos kiosques d'avoir des produits pour tout le monde.»

Certains brasseurs ont été pris par surprise par ce succès. Boréale qui remettait une consommation gratuite à l'entrée, a même manqué de bière.

«Je viens de brancher mon dernier fut. Je m'attendais à en passer la moitié. C'est signe que l'engouement est bon et qu'il y a un potentiel pour l'an prochain, surtout que la température n'affecte pas du tout les conditions», mentionne Jean-Pascal Turcotte-Scott, ambassadeur de la marque.

L'expert en la matière Philippe Wouters, éditeur du magazine Bières et plaisir, a même décidé de faire un arrêt à Trois-Rivières afin d'être témoin du succès de ce premier festival hivernal. 

«Pour une première édition, en une seule soirée et à Trois-Rivières, qui a un bassin qui se développe mais qui n'est pas connu pour avoir un grand nombre de brasseries, est-ce que (ce succès) me surprend? Je dirais oui et non. Je m'y attendais un peu, parce qu'on a de plus en plus d'événements d'hiver. Le monde est attiré de plus en plus par la microbrasserie et par la bière.»

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