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Un retraité du Cégep de Trois-Rivières fulmine

Louis Normand, retraité de l'enseignement au Cégep de... (Olivier Croteau)

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Louis Normand, retraité de l'enseignement au Cégep de Trois-Rivières.

Olivier Croteau

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Louis Normand est bien connu dans la région pour son militantisme syndical de longue date. Il a fait partie de l'exécutif du syndicat des enseignants du Cégep de Trois-Rivières pendant 25 ans et siégé presque aussi longtemps à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, la FNEEQ-CSN. Malgré toute son implication, une chose n'a jamais été portée à sa connaissance, une chose qui lui est arrivée en plein visage le jour de sa retraite. Il doit maintenant payer rien de moins de 5000 $ d'assurance médicaments par année pendant cinq ans, soit jusqu'à l'âge de 65 ans. Il n'a pas le choix, c'est la loi qui l'exige.

Si Louis Normand avait enseigné dans un établissement collégial affilié à la FEC-CSQ, il aurait été couvert par la RAMQ et aurait épargné 25 000 $ sur ses revenus de retraite. Toute une différence.

André Gagnon, le président de l'Association des retraitées et des retraités de la FNEEQ (AREEF), connaît bien ce dossier. «C'est la loi 33 du gouvernement. Les retraités de moins de 65 ans sont obligés de s'assurer», dit-il. Mais selon les affiliations syndicales, certaines personnes peuvent bénéficier de la RAMQ dès leur retraite.

«La CSQ est allée en cour avec ça et elle a gagné», rappelle M. Gagnon.

Les autres retraités de l'enseignement voudraient bien obtenir les mêmes conditions. «L'AREEF est en pourparlers actuellement avec la RAMQ pour avoir le même statut», indique M. Gagnon. «Ça fait un an qu'on travaille là-dessus. On vient d'avoir une réponse de la RAMQ, il y a à peu près un mois. Ils disent qu'ils étudient notre situation», raconte-t-il.

«Ça a pris un an avant qu'on ait cet accusé de réception», déplore-t-il. «Et on a des avocats qui nous représentent», fait-il valoir.

André Gagnon estime que plus les retraités vont faire affaires avec des assureurs privés, «plus ça va faire l'affaire» du gouvernement.

La FNEEQ, de son côté, a demandé à son service juridique de faire des démarches pour que ses membres aient le même traitement que ceux de la CSQ, indique Caroline Senneville, présidente du comité exécutif de la FNEEQ.

«La RAMQ nous a envoyé un accusé de réception le 21 mai 2015 et on a été sans nouvelles. Donc, en novembre dernier, on a relancé la RAMQ et la RAMQ a contacté notre procureur dans les jours suivants parce qu'elle voulait des informations supplémentaires qu'on est en train de colliger avec l'AREEF pour pouvoir répondre à tout ça», dit-elle.

Le président du Syndicat des enseignantes et enseignants du Collège Shawinigan, Luc Vandal, indique que jusqu'à présent, parmi ses membres ou anciens membres, personne ne lui a soulevé ce problème. Même chose du côté du Cégep de Trois-Rivières où seul son ancien collègue Louis Normand a fait sonner l'alarme, indique le président du syndicat Jean Fournier. «C'est peut-être parce que certaines personnes qui arrivent à la retraite peuvent se mettent sur le contrat d'assurances de leur conjoint qui est encore au travail», analyse M. Vandal qui siège au Comité fédéral des assurances et de la retraite depuis décembre dernier.

«Cette situation est dans les cartons du Comité fédéral depuis un bout de temps», dit-il. «Il y a des démarches qui se font entre la FNEEQ et l'AREEF pour essayer de régler la situation», dit-il.

Jean Fournier estime pour sa part qu'il «faut que la situation s'ajuste». La plupart des enseignants, dit-il, partent à la retraite avant 65 ans et pourraient donc se retrouver potentiellement dans la même situation que son ex-collègue Louis Normand.

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