Le MSC Monica remis à flot

Le MSC Monica a finalement été tiré de... (Adrien Duval)

Agrandir

Le MSC Monica a finalement été tiré de sa fâcheuse position samedi soir.

Adrien Duval

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Après avoir passé plus d'une journée échoué sur la rive sud du fleuve à Deschaillons-sur-Saint-Laurent, le MSC Monica a finalement été renfloué samedi soir.

L'opération pour le sortir de sa fâcheuse position s'est bien déroulée. Les experts désiraient attendre que la marée soit à son plus haut niveau avant d'y aller d'une tentative. Trois remorqueurs du Groupe Océan avaient été appelés en renfort, dont un venu spécialement de Montréal, afin d'assister à la manoeuvre. Plus tôt en journée, un déballastage a eu lieu, une opération qui vise à vider l'eau de certains compartiments afin d'aider à la flottaison du bateau. De plus, les propulseurs du navire étaient toujours fonctionnels. Bref, les conditions étaient idéales pour que l'opération s'effectue sans anicroche.

«Durant la journée, il y avait eu un déballastage de sa cale qui avait enlevé 2000 tonnes d'eau. Avant 8 h, et avec la marée aidante, il a été facile de faire le renflouement du navire avec trois remorqueurs», explique Philippe Filion, directeur des affaires publiques et développement des affaires pour Groupe Océan.

À première vue, les dommages sur le MSC Monica étaient minimes, et l'embarcation a été en mesure de se diriger vers le quai de Grondines, à l'aide des remorqueurs, où il a été inspecté sommairement en eau profonde. Le porte-conteneurs a repris le large vers Québec dimanche matin, accompagné de remorqueurs et s'est amarré à Québec, où les inspecteurs du Bureau de sécurité des transports du Canada (BST) ont amorcé leur enquête afin de connaître la cause de l'échouement du navire.

«On peut en déduire qu'il ne reprendra pas sa route immédiatement», mentionne Roxanne D'Aoust, porte-parole du BST.

À l'origine, le MSC Monica, parti de Montréal, devait atteindre Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Une situation qui n'est pas rare

Bien que spectaculaire, l'échouement d'un bateau n'est pas un fait exceptionnel dans le fleuve Saint-Laurent. Le Nouvelliste a répertorié huit incidents de la sorte entre le Lac Saint-Pierre et Deschaillons-sur-Saint-Laurent depuis 2001. Le Groupe Océan dit d'ailleurs faire entre une et trois interventions sur des navires de cette taille annuellement, mais que ce sont habituellement les plus petites embarcations qui causent la majorité des problématiques. Avant de réussir l'opération samedi soir, les secouristes avaient ciblé deux autres plages d'intervention, soit vendredi soir et samedi matin, mais l'opération de renflouement avait été repoussée.

«C'est sûr que ce ne sont pas des situations qui sont le fun que de renflouer un gros navire comme ça, mais on s'assure que ce soit fait en sécurité et c'est pourquoi nous avons employé trois remorqueurs», note M. Filion.

C'est le Groupe Océan qui s'était chargé de sortir de sa fâcheuse position le Chaulk Determination, qui avait coulé dans le port de Trois-Rivières en janvier 2015.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer