Réveillons-nous!

Le Carnaval de Gentilly est un bel exemple... (Olivier Croteau)

Agrandir

Le Carnaval de Gentilly est un bel exemple de réussite.

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Le Nouvelliste

Gentilly, c'est un milieu dynamique et innovateur, souvent cité en exemple comme l'une des collectivités les plus impliquées et animées par ses bénévoles. Ce secteur de Bécancour a longtemps été le moteur économique de la ville. Son carnaval d'hiver s'approche des 50 ans et accumule les profits. Son Potirothon est célèbre à la grandeur de la province et son triathlon attire maintenant des athlètes de partout au Québec. En connaissez-vous beaucoup des villages qui peuvent se vanter d'avoir amassé près d'un million $ pour acheter un club de golf ou qui organisent une soirée digne des Oscars pour souligner la nomination de son cinéaste favori, Denis Villeneuve? Bien c'est ça, vivre à Gentilly.

Mais, comme bien d'autres communautés rurales, Gentilly est frappée par des changements et forcée de se prendre en main. Nul besoin d'énumérer les impacts de la fermeture de Gentilly-2 pour vous convaincre que ce ne sera plus jamais comme avant. Et, malheureusement, les mauvais signaux s'accumulent. Nous venons d'assister à la fermeture d'une station-service en exploitation depuis une quarantaine d'années. Certains diront que nous sommes chanceux, car il en reste encore une. Mais, il y a seulement quelques années, nous en avions trois. Même chose pour les restaurants, épiceries, garages, bars et dépanneurs qui se livraient une saine compétition. Je vous citerai l'exemple du restaurant de mes parents qui, à une époque, était ouvert 21 heures sur 24.

Nous sommes depuis plusieurs années confrontés à la concurrence féroce des centres urbains plus alléchants, et nos habitudes de consommation ont aussi bien changé. Les commissions, c'est devenu une sortie! On va faire l'épicerie en ville, pis un coup parti, on soupe en ville et tant qu'à faire, on «gaze» en ville. Mais les commerces qui nous restent sont en plus sollicités de toutes parts pour des implications et des commandites. Ce ne sont pas les Costco et Walmart qui encouragent les initiatives de nos bénévoles, mais bien nos commerces à nous que nous délaissons peu à peu. Il est temps de se réveiller et de prendre conscience que notre style de vie et la richesse de notre vie communautaire sont fragiles et que nous devons prendre les moyens nécessaires pour les protéger.

Tout ce long discours m'amène à vous parler du projet mobilisateur d'implantation d'une succursale de la Coop Santé de Sainte-Gertrude. Ce projet a été lancé à la suite de l'annonce du départ à la retraite d'un de nos médecins et son but premier est de conserver l'accès aux médecins dans notre communauté. Des bénévoles y travaillent depuis six semaines et, déjà, 1000 personnes y ont adhéré alors qu'une bonne partie du financement est assurée. Mais il faut encore plus d'appuis et plus d'argent pour qu'on puisse aller de l'avant. C'est la raison pour laquelle j'invite tous mes concitoyens qui ne l'ont pas déjà fait à se manifester et à appuyer l'implantation d'une succursale de la Coop Santé, une initiative qui nous permettra non seulement de conserver des services de proximité, mais qui contribuera à la vitalité et à l'avenir de notre communauté. Il faut arrêter de voir l'arrivée d'usines comme solutions magiques, car sans services de proximité, nous ne pourrons pas plus attirer les travailleurs à s'installer chez nous.

Karl Grondin

Bécancour

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer