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Commission parlementaire sur G-2: les travaux reprendront sans St-Amand

La députée Danielle St-Amand.... (Photo: François Gervais)

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La députée Danielle St-Amand.

Photo: François Gervais

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(Trois-Rivières) Interrompus abruptement le 19 février en raison d'une sérieuse prise de bec entre la ministre Martine Ouellet et Danielle St-Amand, les travaux de la commission parlementaire sur le déclassement de la centrale nucléaire Gentilly-2 pourront reprendre très bientôt... sans la présence de la députée libérale de Trois-Rivières.

Le gouvernement du Parti québécois prévoit en effet déposer une motion suggérant la reprise des travaux, mardi à l'Assemblée nationale, a appris Le Nouvelliste. Si la présence de la députée St-Amand n'est plus souhaitée autour de la table, le Parti libéral pourra toutefois déléguer quelqu'un d'autre pour la remplacer. Au coeur de la tempête, Mme St-Amand avait déjà mentionné être prête à se retirer, si cela pouvait permettre à l'exercice de se poursuivre.

Ayant lui-même milité ardemment pour la reprise des travaux, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, se réjouit des intentions du gouvernement Marois. «Ça ne se faisait pas, de ne pas compléter le mandat que l'Assemblée nationale nous avait donné. Je crois qu'ils se sont rendu compte que ça n'avait pas de bon sens», souligne le député de la Coalition Avenir Québec qui se prononcera évidemment

en faveur de cette motion péquiste.

Au départ, le rapport des travaux devait être produit au plus tard le 21 février. Toutefois, lors d'une séance de travail qui a tourné au vinaigre entre la députée libérale et la ministre péquiste, la présidente de la commission, Marie Bouillé avait alors décidé de fermer les livres, sans production de rapport.

Maintenant la poussière retombée, M. Martel estime que l'achèvement des travaux permettra de faire la lumière sur ce qui est le plus souhaitable pour la région pour l'après-Gentilly-2.

Ce dernier salue d'ailleurs la sagesse de la députée de Trois-Rivières qui était prête à céder son siège.

«C'était sage de sa part. Il faut passer à autre chose. On ne gère pas des conflits de personnalités mais plutôt l'avenir de la fermeture de la seule usine nucléaire au Québec ainsi que l'avenir de la région», souligne le député de Nicolet-Bécancour, qui croit toujours que la totalité du fonds de diversification de 200 millions $ devrait être réservé pour les régions de Trois-Rivières et Bécancour en plus d'être permanent.

St-Amand déçue

Pour sa part, la députée Danielle St-Amand a souligné ne pas être au courant des intentions du PQ à propos de la commission parlementaire, lorsque contactée par Le Nouvelliste, hier. Cependant, elle s'est dite «surprise» que le gouvernement de Pauline Marois décide de l'écarter des travaux.

«L'attitude du gouvernement est fort décevante. Ils ont déjà eu des collègues qui ont fait des choses qui ne sont pas plus gracieuses (par le passé). Qu'ils ne soient pas capables de s'élever au-dessus de ça, ça leur appartient. Ils vivront avec leur décision. C'est quand même moi

qui est responsable de ce dossier-là avec ma formation politique depuis le début», a-t-elle déploré.

Néanmoins, la députée de Trois-Rivières rappelle que sa priorité demeure la rédaction du rapport, avec ou sans elle. «La priorité demeure un rapport avec des recommandations», dit Mme St-Amand.

Également grandement impliqué dans le dossier de Gentilly-2, le président de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, Patrick Charlebois est ravi de voir les travaux reprendre.

«Nous sommes très heureux du dénouement dans une situation qui n'était pas évidente. Tout le monde a su mettre de l'eau dans son vin. Les gens ont fait preuve de maturité pour poursuivre les travaux dans les circonstances», a-t-il indiqué.

Par ailleurs, M. Charlebois a eu l'occasion de s'entretenir avec le ministre régional Yves-François Blanchet, hier, lors de son passage à Trois-Rivières. Plusieurs dossiers ont été abordés, dont le fonds de 200 millions $, l'agrandissement du CHRTR, la situation à l'Université du Québec à Trois-Rivières et le port de Trois-Rivières, entre autres.

Évidemment, la majeure partie des discussions a porté sur le fonds de diversification. «Le ministre nous a rassurés que nous allions être consultés pour le fonds avant que quoi que ce soit ne soit divulgué sur la place publique», a mentionné M. Charlebois.?

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