Ça parle au diable

Dans le jeu vidéo Sang froid, des bûcherons... (Photo Artifice Studio)

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Dans le jeu vidéo Sang froid, des bûcherons luttent toutes les nuits contre des bêtes féroces et sataniques pour protéger leur soeur que le Diable veut enlever.

Photo Artifice Studio

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François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Bryan Perro est un artiste prolifique. J'espère que je ne vous apprends rien ou alors, il faut que vous me disiez dans quel cloître vous viviez retirés ces dix dernières années. Bouquins, télé, spectacles, flirt avec l'OSM, même: il est terriblement multimédia, Bryan. Mais jusque dans les jeux vidéo?

Eh oui, jusque dans les jeux vidéos.

Il a participé à l'élaboration de l'histoire d'un tout nouveau jeu bientôt disponible sur

www.sangfroidgame.com. Sang froid: Un conte de loups-garous, ça s'appelle. Comprenez que Bryan Perro, c'est un peu le loup-garou en chef au Québec, le boss de la Corporation des animaux fantastiques accrédités, le président du Collège des créatures mythiques sanguinaires, le directeur général de la Commission des bêtes mythiques et folkloriques du Québec, le CEO de la Werewolf inc. Il est le Vito Rizzuto du sujet en quelque sorte: si tu veux des loups-garous dans ton histoire, il faut passer par lui.

Revenons à Sang froid avant que je n'écrive des choses que je pourrais regretter; tout le monde n'a pas mon sens de l'humour. Je n'ai pas expérimenté le jeu parce qu'il ne sera offert officiellement qu'en mars et parce que, de toute façon, je suis tellement nul en la matière que les loups-garous du jeu risqueraient de faire grève pour protester si je m'y mettais. Pas bien malin mais pas fou, je suis allé voir une démonstration de Sang froid sur Youtube offerte par un concepteur du jeu. Lui, il joue en ta! Le Lebron James de la manette, le garçon.

Côté artistique, j'avoue que la facture visuelle m'a semblé pas mal du tout. Comme on situe l'action dans le Bas-Canada de l'hiver 1858, dans le village forestier de Val-aux-loups puisque vous tenez à le savoir, il y a un indubitable côté manteau de poils influence baratte à beurre.

Je vous épargne les détails du jeu parce que je ne les ai pas saisis mais en gros, disons que deux bûcherons doivent protéger leur soeur que le yâble menace d'enlever par l'intermédiaire de toute une ménagerie de créatures féroces et sataniques.

De jour, les bûcheux doivent préparer leur système de défense: c'est la partie stratégique du carnage parce que la nuit, quand les pièges sont installés, loups-garous, maïkans et autres windigos attaquent. Vous n'avez pas idée du nombre de créatures maléfiques qui habitent nos bois les nuits d'hiver.

Forcément, le jeu est un peu violent. Pas autant qu'une arrestation de voleur par des policiers trifluviens, heureusement, mais quand même.

Nos abatteurs de ressource ligneuse peuvent s'équiper en armes au magasin général du village: des bonnes vieilles haches, mais aussi des mousquets Brown Bess, Springfield ou des fusils Hawken Rocky Mountain. Tellement 1858, les armes, c'est tout juste si les créateurs du jeu ne fournissent pas de certificats d'authenticité sur demande. Qui a dit que massacre de monstres diaboliques et culture générale étaient incompatibles?

Pour assurer l'efficacité des armes contre les bibites infernales, il importe de faire escale au couvent Notre-Dame-du-Verglas faire bénir haches et munitions. Les nombreux chasseurs de windigos parmi vous connaissent l'importance de cette démarche: ils sont bigrement coriaces, les salauds.

Autres ressource indispensable pour nos héros, l'hôtel

«Le draveur assoiffé» où ils peuvent faire provision de bagosse, de bière d'épinette, de whisky ou de caribou pas seulement parce que les hommes des bois sont des alcoolos finis, mais parce que les boissons ont des effets avantageux. La bagosse du jeu, par exemple, ne donne pas que des ulcères d'estomac: elle permet également de courir frénétiquement pendant quelques secondes. Quand on a un loup au cul, ça peut toujours servir.

Enfin, je pourrais continuer encore longtemps, mais vous voyez le genre. Je trouve que ça a l'air plutôt prometteur. Et l'esprit de Bryan Perro est bien là. Ajoutez des feux d'artifice, des trampolines et ça sent le futur spectacle extérieur à la Cité de l'énergie.

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