L'artiste trifluvien a beau avoir fait voyager son art au-delà des frontières, l'idée de se retrouver chez lui, entouré des 42 artistes-peintres qui y participeront cette année, s'avère un rendez-vous qu'il ne voulait pas manquer.
C'est en ces termes qu'il s'est exprimé hier en conférence de presse au Centre Pauline-Julien, un environnement d'autant plus significatif pour lui que c'est précisément à cet endroit qu'il a commencé à enseigner la peinture à l'huile, en 1970. C'est à cette même adresse qu'il a présenté sa toute première exposition, en compagnie de ses élèves.
En 1999, l'homme avait présidé ce symposium et en avait gardé un heureux souvenir. «C'est est un lieu propice à la création, qui fait grandir les artistes et qui provoque des rencontres extraordinaires», dit-il.
Au début de sa carrière, il a participé à certains symposiums mais désormais qu'il est en galeries d'art, il ne s'y adonne plus. Il se réjouit d'autant plus d'y prendre un bain de plein air.
«Je suis un peintre d'atelier, je peins à la semaine longue. Cet événement est plaisant pour sortir, pour rencontrer les gens. Sans prétention, c'est le fun aussi que les gens nous reconnaissent. Ça motive.»
Normand Boisvert proposera d'ailleurs aux visiteurs la chance de gagner une giclée. Il s'agit d'une reproduction d'un tableau fait à l'encre, sur toile, qui est vernis et signé. La pièce présente une vue de la rue Des Ursulines et est d'une valeur de 500 $. Les billets pour ce concours se détailleront à 2 $.
Outre la quarantaine d'artistes-peintres qui s'exécuteront sur place et qui discuteront avec les visiteurs, autour du lac, la musique sera aussi du rendez-vous cette année, avec la prestation de la formation jazz Misses Satchmo. Ce spectacle se tiendra sous un grand chapiteau, le dimanche à 14 h.
Enfin le public pourra aussi visiter «Matrices - De l'horizontal au vertical» à l'intérieur du Centre culturel Pauline-Julien, une exposition d'estampe contemporaine cette fois.