Brashear perd la tête

Donald Brashear.... (PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS)

Agrandir

Donald Brashear.

PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS

Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Fin de match très tumultueuse hier soir au Colisée, alors que le Caron et Guay et le 3L de Rivière-du-Loup ont été impliqués dans une mêlée générale déclenchée par l'ex-Cataractes Kevin Cormier et Donald Brashear alors que ça faisait un long moment que les deux points étaient dans le frigo des locaux.

Les hommes de Dean Lygitsakos menaient en effet 7-2 avec un peu plus de quatre minutes à écouler au cadran lorsque Cormier et Brashear ont décidé de se payer du bon temps. Cormier a d'abord fait trébucher Julien Ellis avant de passer Yan Turcotte à la moulinette, ce qui a évidemment provoqué une mêlée derrière le filet.

Quand Ellis s'est relevé, il s'est dirigé dans le trafic où il a rejoint Cormier à qui il a gracieusement offert un cinglage derrière un genou. Un geste qui a déclenché la bombe à retardement qui sommeillait en Brashear: l'ex-policier de la LNH s'est rué sur le gardien trifluvien qu'il a martelé de coups. Venu à la rescousse de leur gardien, Alexandre Jacques et Samy Nasredine ont également goûté à la médecine de Brashear, spécialement le dernier qui a reçu plusieurs coups à la tête alors qu'il était au plancher. N'en pouvant plus de voir ses coéquipiers se faire malmener, Gaby Roch a quitté le banc, ce qui a entraîné une mêlée générale.

Sans surprise, Cormier et Brashear ont été renvoyés au vestiaire. Brashear risque d'ailleurs une longue suspension, lui qui a reçu des majeures pour agression et pour tentative de blessure. «J'avertis les joueurs sur la glace que je ne me bats pas, mais de ne pas me chercher sinon, je vais m'élancer sans avertissement», plaidait un Brashear très calme quelques minutes à peine après la fin des hostilités. «Jamais je ne me serais mêlé de l'escarmouche si Ellis ne s'était pas attaqué à Cormier. Je comprends qu'il avait été accroché, mais un de ses coéquipiers s'était porté à sa défense, il n'avait pas d'affaire à s'en mêler. Rendu là, c'était du deux contre un et il n'est pas question d'accepter ça en tant qu'équipe... «

Brashear ne voyait pas pourquoi il avait écopé d'une pénalité pour tentative de blessure. Il pointait plutôt en direction des officiels pour expliquer ses gestes. «Le gardien avait son masque, il n'y avait pas de danger de le blesser... Puis dans un «brawl», c'est cinq contre cinq, alors tu dois te défendre. Les juges de lignes ont mal fait leur boulot, ils auraient dû me sortir de là bien plus rapidement. Il y avait beaucoup de frustration de notre côté, et c'est une équipe qu'on va revoir en séries. Dans la Ligue nationale, ils interviennent beaucoup plus rapidement et ça évite bien des débordements... «

En mission

Son pilote Éric Morin avouait sans gêne que Cormier et Brashear étaient en mission en fin de match «Nous avions un message à passer, mais ce n'est pas nous qui avons quitté notre banc. Le Caron et Guay voulait nous obliger à jouer un match sans rudesse. Durant tout le match, j'ai fait jouer mes durs, mais les joueurs de l'autre bord refusaient nos invitations. Puis Éric Labelle, qui a lui aussi refusé toute nos invitations, s'est attaqué à (Jean-François) Soucy. C'est donnant-donnant dans cette ligue, on n'a pas aimé ce qui s'est passé... «

Dans l'autre vestiaire, Dean Lygitsakos était ébranlé. «Les gestes ont été commandés du banc. Ce sont les joueurs de Rivière-du-Loup, mal à l'aise, qui l'ont dit à mes joueurs. Kevin Cormier s'est notamment excusé auprès de Gaby Roch! On a de bonnes chances d'affronter Rivière-du-Loup en première ronde des séries, ils ont donc voulu sortir mon gardien de but. Je trouve ça déplorable qu'en 2011, une équipe aussi mauvaise doivent se résoudre à ce genre de comportement pour essayer de gagner des matchs.»

Lygitsakos était encore plus virulent à propos de Brashear. «On parle d'un professionnel, qui n'en a rien à foutre du hockey et qui joue comme un old timer, qui décide soudainement de se transformer en bête de cirque! Frapper un gardien à répétition et un joueur sans défense, ce n'est pas du «toughness», c'est de la violence gratuite. Je réfléchis fortement à entreprendre des procédures judiciaires contre lui. J'espère que la ligue n'aura pas peur de mettre ses culottes.»

Le pilote du Caron et Guay a bien voulu expliquer pourquoi ses hommes forts n'ont pas voulu danser hier soir. «Gaby (Roch) a la main cassée, je l'ai mis dans l'alignement juste pour essayer qu'on n'abuse pas de notre équipe. Tommy (Bolduc) est blessé gravement lui aussi, mais il a quand même fait un combat. Quant à Labelle, il n'était pas question qu'il jette les gants face à un gars qui n'est pas en mesure de jouer au hockey.»

«Tout ça ne peut toutefois expliquer qu'on s'est fait agresser gratuitement. On a des aspirations d'aller jusqu'au bout cette année, Rivière-du-Loup n'a aucune aspiration. C'est une équipe désespérée, qui pose donc des gestes désespérés. C'est dégoûtant.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer