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Fluoration de l'eau: Pas de décision à court terme

Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ce n'est vraisemblablement pas au cours des prochains jours que la Ville de Trois-Rivières déterminera si elle maintient ou non la fluoration de son eau potable. La production de rapports techniques semble repousser le moment où les élus prendront cette décision.

Un peu avant les Fêtes, le maire Yves Lévesque laissait entendre que le conseil allait prendre une décision «très prochainement». Or, il semble que l'on devra attendre encore un peu avant d'en arriver à cette décision politique.

«Pour l'instant aucune date n'a été fixée pour des discussions avec les membres du conseil, compte tenu que le ministère des Affaires municipales nous a demandé des vérifications supplémentaires que nous sommes en train de compléter», explique le directeur général de la Ville de Trois-Rivières, Michel Byette.

Une fois que la Ville aura produit les informations requises, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire (MAMROT) devra procéder à l'analyse. «Ce n'est donc pas à court terme que le conseil devra se pencher sur cette question», ajoute le directeur général.

Le ministère doit en effet déterminer si une municipalité est en mesure de fluorer son eau potable. Pour ce faire, elle doit analyser les rapports sur les équipements et sur la chaîne de traitement en place dans les municipalités. «On demande simplement des tests et des spécifications sur les équipements qui servent au traitement de l'eau potable. On procède seulement à une analyse technique pour déterminer si une municipalité peut procéder à la fluoration», explique Émilie Lord, porte-parole du MAMROT.

Cette analyse, le MAMROT la réalise pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui ne dispose pas des ressources professionnelles pouvant faire une telle analyse. «Au ministère de la Santé et des Services sociaux, on n'a pas d'ingénieurs ou de techniciens pour ce genre d'expertise. Alors on demande à un autre ministère compétent de vérifier la conformité des équipements», explique René Lord, conseiller en communications à la direction de la santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

En bout de ligne, toute la question de la fluoration relève d'ailleurs de la Santé et des Services sociaux, qui soutient d'ailleurs cette initiative en plaidant en faveur et en subventionnant les équipements, les produits de fluoration et l'entretien des équipements.

Une fois que les ministères auront constaté que Trois-Rivières dispose des équipements appropriés - surtout dans le contexte du renouvellement des équipements à l'usine de traitement d'eau potable -, la possibilité sera offerte à la Ville de poursuivre la fluoration. Mais un débat animé entoure cette question que les élus devront trancher.

Certaines villes, dont Québec et Gatineau, ont récemment renoncé à la fluoration de l'eau. Le ministère de la Santé et des Services sociaux, de son côté, continue de défendre sa position selon laquelle la fluoration est une mesure bénéfique à l'ensemble de la population pour la qualité de l'émail des dents. Les opposants, de leur côté, estime que la fluoration à grande échelle va à l'encontre des droits et libertés de la personne, et conteste aussi les bienfaits allégués de cette mesure.

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