«Tout ce qu'on veut, c'est aider le monde»

Marc Bernard, directeur général de Narconon.... (Photo: François Gervais)

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Marc Bernard, directeur général de Narconon.

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(TROIS-RIVIÈRES) «Notre mission, c'est d'aider les toxicomanes à se reprendre en main et à devenir des membres actifs de la société. Nous ne sommes pas un centre de propagande religieuse ou quoi que ce soit. Tout ce qu'on veut, c'est aider le monde». Le message que veut lancer le directeur général de Narconon Trois-Rivières, Marc Bernard, est clair: les événements des derniers jours et même de la dernière année qui ont fait que son établissement s'est retrouvé sur la place publique ne modifiera en rien leur objectif, celui d'offrir une nouvelle chance aux toxicomanes.

Par contre, les dernières révélations entendues à propos de Narconon, clame Marc Bernard, sont mensongères et ne reflètent certainement pas la réalité vécue entre les murs du centre de désintoxication.

On se souviendra que David Edgar Love, ancien bénéficiaire, puis ancien employé de Narconon, a porté plainte à la Commission des droits de la personne ainsi qu'aux Normes du travail concernant des épisodes de harcèlement psychologique et sexuel qu'il affirme avoir vécu lorsqu'il était employé chez Narconon. Cependant, documents écrits à l'appui, Marc Bernard affirme qu'il n'y a jamais eu de harcèlement sexuel, mais plutôt une liaison entre M. Love et une femme faisant partie de la direction de Narconon.

«On a un peu les mains liées, car il y a un processus judiciaire en cours. Mais je n'accepte pas qu'il véhicule de tels mensonges. Il n'a pas été harcelé sexuellement par cette femme, il a eu une liaison avec elle. Nous avons fourni les preuves à la justice qui aura à trancher», explique M. Bernard.

Quant aux accusations de harcèlement psychologique, Marc Bernard nie formellement que David Love ait pu être coupé de tout lien extérieur et coupé des contacts avec sa famille. «Nous avons un département des qualifications qui permet de faire un système d'auto-correction chez nos employés, toujours dans le but que la personne s'améliore. Nous vivons tous des moments d'oppression dans notre vie, et il se peut que l'on soit distrait par l'oppression. C'est à ce moment que des choses négatives nous arrivent et c'est pourquoi la méthode encourage la "disconnection". C'est ça qu'enseignent les écrits avec lesquels nous travaillons. Mais jamais nous ne l'avons empêché de communiquer avec l'extérieur, c'est ridicule», lance Marc Bernard, qui n'a jamais caché que les écrits de L. Ron Hubbard ont inspiré la méthode utilisée par Narconon, mais que cette méthode ne fait pas pour autant de Narconon un centre de recrutement religieux.

Selon lui, la seule motivation de David Love à multiplier les sorties publiques et les actions serait l'argent. «Il veut de l'argent de nous, ça me semble clair. Mais il faut voir aussi ce qu'il dit et ce qu'il ne dit pas. Son dossier a déjà été refusé auprès de la CSST. Pour le moment, des procédures sont en cours, mais la vérité finira par sortir», croit M. Bernard.

Anonymous

Marc Bernard a appris par le biais d'Internet qu'Anonymous prévoyait un «raid» devant son organisme samedi après-midi. Cette organisation qui se dit ouvertement anti-scientologie a, évoque M. Bernard, un passé un peu plus trouble que ça.

Des gens prétendant agir au nom d'Anonymous auraient en effet, au cours des dernières années, profané une statue du Christ à Montréal, tenu des propos racistes sur Internet, même proféré des menaces envers divers personnes. Un jeune homme de 18 ans responsable d'une tuerie qui a fait sept morts dans une école secondaire de Finlande en novembre 2007 avait même signalé sur Internet, avant de passer à l'acte, qu'il allait commettre ce crime au nom d'Anonymous.

«Ils ont déjà publié des instructions pour dire aux gens comment se suicider. Il faut aussi savoir à qui on fait affaire. Et M. Love s'associe à ces gens?», questionne M. Bernard.

Samedi, aucun débordement n'a été signalé et les policiers sont venus faire un tour vers la fin de la manifestation, mais n'ont pas eu à intervenir.

Pour sa part, Marc Bernard s'attend à ce que le processus judiciaire tranche en faveur du centre de désintoxication. «On a fait tellement pour lui (Love). Nous n'avons jamais rien fait pour brimer la liberté de personne. On n'a jamais prétendu être parfait, mais nous travaillons fort pour atteindre le plus haut niveau de réussite possible. Je n'ai jamais vu une équipe aussi dédiée pour aider du monde à s'en sortir», assure Marc Bernard.

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