La mine d'or asiatique

Les pourvoyeurs de Sainte-Anne-de-la-Pérade s'attendent à ce que... (PHOTO : ÈVE GUILLEMETTE)

Agrandir

Les pourvoyeurs de Sainte-Anne-de-la-Pérade s'attendent à ce que plusieurs touristes d'origine asiatique viennent taquiner le poulamon cette année. Xiaofeng Nie, Jing Zhu, Xuhui Pan et Letian Wong ont profité de la journée d'hier pour s'adonner à cette activité.

PHOTO : ÈVE GUILLEMETTE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Éric Lallier
Éric Lallier
Le Nouvelliste

(Sainte-Anne-de-la-Pérade) Alors qu'une nouvelle saison s'amorce pour la pêche au poulamon, les pourvoyeurs de Sainte-Anne-de-la-Pérade peuvent aussi compter sur une nouvelle clientèle. Et celle-ci pourrait se transformer en une véritable mine d'or.

En effet, selon les prévisions de l'Association des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, plus d'un client sur cinq proviendra de la communauté asiatique cet hiver. Dans les faits, plus du quart des quelque 100 000 pêcheurs aura pour origine une communauté ethnique ou une autre.

 

C'est un immense changement dans le portrait type des visiteurs qui prennent d'assaut annuellement la rivière Sainte-Anne. Mais c'est aussi une excellente nouvelle, semble-t-il. «C'est la clientèle de l'avenir», laisse tomber sans hésiter le président de l'Association, Guy-Paul Brouillette.

La grande séduction à l'endroit de cette communauté a débuté il y a quelques années, lorsque le représentant d'un journal chinois a visité Sainte-Anne-de-la-Pérade.

«Il a parlé de nous autres, à Montréal mais aussi en Chine. Le bouche à oreille a commencé», raconte M. Brouillette, confiant au passage que les réservations laissent entendre que ce phénomène prendra de l'ampleur en 2010.

Des représentants de l'ambassade chinoise, à Ottawa, sont aussi venus découvrir les charmes de la pêche aux petits poissons des Chenaux, l'an dernier. Eux aussi ont été agréablement surpris.

Visiblement, donc, les Asiatiques sont attirés par le petit poisson blanc, qu'ils dégustent et apprécient. «Ils sont attirés par le poisson et ils le recherchent. Ce sont des gens qui aiment ça. Et, je vous le dis, ils n'en laissent pas un ici», rigole le président, qui voit aussi en ce regain de popularité un excellent outil d'intégration.

«Est-ce qu'il y a quelque chose de plus québécois que la pêche aux petits poissons des Chenaux?» lance-t-il en souriant.

Ce sourire s'élargit davantage encore lorsque les pourvoyeurs considèrent l'aspect lucratif d'un tel engouement. «Ces gens-là sont à l'aise financièrement. Et en plus, ils sont nombreux. Ils viennent en famille», explique Guy-Paul Brouillette.

De nouvelles études

Cette nouvelle donne rappelle que la diversification de la clientèle est un élément clé. Et Guy-Paul Brouillette en est bien au fait. C'est pourquoi deux nouvelles études sur la clientèle seront lancées cet hiver.

La première traitera, à la demande de Tourisme Québec, de la provenance des visiteurs. La seconde, une démarche davantage concertée avec plusieurs partenaires locaux, tracera un portrait plus global de l'industrie de la pêche au poulamon.

Cette dernière nécessitera un investissement de l'ordre de 40 000 $. Mais l'effort en vaut le coup, dit-on.

«Il faut absolument le faire. Il faut savoir où on est rendu. Notre dernière étude date de 1997 et si on existe encore, c'est grâce à elle», note le numéro un de l'Association, qui souhaite que d'autres attraits viennent s'ajouter à l'offre touristique de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

«Il faut essayer de voir ce qu'on pourrait annexer, pour encadrer la pêche. C'est ça le défi.»

 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer