Vers la maternelle

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Patrick Woodbury, LeDroit

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ZONE Ma rentrée à l'école

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ZONE Ma rentrée à l'école

Ils ont cinq ans, peut-être six. Dans quelques jours, si ce n'est déjà fait, ils feront leur entrée dans le monde des grands, celui de l'école. Appréhension, fébrilité, joie, inquiétude : la parole aux enfants! »

Lorsqu'on les questionne pour savoir combien de jours il reste à leur passage à la garderie, les finissants du CPE Aux Petits Lurons, à Aylmer, s'empressent de brandir trois ou quatre doigts vers le ciel, un large sourire au visage.

Et ils l'ont mérité, leur moment de fierté. Après avoir passé la majeure partie de leur vie à trimer durement pour apprendre à lever la main, à partager leurs jouets et à retenir les noms des animaux de la ferme, la dizaine de braves sont fin prêts à franchir une grande étape: leur rentrée à la maternelle.

Parmi le groupe, le niveau de préparation varie. Presque la moitié ont déjà fait une excursion à leur nouvelle école pour découvrir les salles de classe et la cour de récréation qui deviendront comme leur deuxième maison. Tout pour donner hâte à la rentrée : « moi j'ai visité mon école, c'est super cool! », s'exclame Ella.

Certains savent clairement à quoi s'attendre. Près du tiers de la cohorte ont la chance d'avoir un grand frère ou une grande soeur qui a déjà fait ses propres premiers pas à la petite école. Même si sa soeur de 7 ans passera ses journées dans un autre local, sa présence a quelque chose de rassurant pour Lydia, future élève de l'école Notre-Dame-de-la-Joie. Sa soeur lui a déjà parlé de son école, de son enseignante Mme d'Amours, et même des spectacles de danse auxquels la petite a déjà hâte de participer.

Quant à ceux qui seront les premiers de la famille à franchir cette étape, rien ne semble pouvoir ébranler la légèreté avec laquelle ils anticipent leur immersion à la maternelle. C'est qu'à part colorier et faire de courtes siestes, ils ont une idée un peu floue du quotidien qui les attend.

«Il faut travailler à l'école», résume Jacob.

Du travail, bonne réponse. Il y a aussi des dîners-pizza, des nouveaux amis et la récré. Mais encore? «Du bricolage, et apprendre à lire et à écrire», lance Éliane. Ce à quoi son amie Alexia ajoute une autre réponse exacte : «Il faut partager!»

Quant à Ella, la fillette l'admet: «Je sais pas trop c'est quoi, l'école!»

Il faut le dire, même s'ils ont hâte, les enfants confient être « un peu nerveux ». Certains admettent que c'est l'inconnu qui leur donne des papillons dans le ventre. Pour Jacob, la grande peur, c'est que « les amis arrachent les jouets de mes mains ».

Une chose est certaine pour tous les finissants : pendant quelques heures par jour, il va falloir se débrouiller sans l'aide de papa et maman. Un défi de taille, qui cause des inquiétudes auxquelles les enfants n'ont pas vraiment de remède, autre que « se faire des amis », suggère Jacob.

Qu'est-ce qui les rassurerait? Les réponses tournent principalement autour du professeur. Sur la liste de souhaits des enfants, le prof idéal devra être gentil, dire « s'il vous plaît » et « merci », être à l'écoute, et avoir « un beau grand sourire ».

Somme toute, les enfants croient être bien équipés pour se jeter dans le bain. Lorsque leur éducatrice leur a demandé si ses collègues et elle-même les avaient bien préparés à rentrer à l'école, les petits ont répondu en choeur: «Oui!»

Pour préparer leurs protégés, les éducatrices ont eu recours à des formations du Centre d'aide et de soutien aux intervenants et organismes en petite enfance (CASIOPE). Pas à pas, les enfants ont apporté au CPE leur coffre à crayons, sont devenus responsables de leur propre boite à lunch, ont appris à reconnaître et à écrire leur nom, et la durée de la sieste a été raccourcie pour correspondre à celle de la petite école - « en respectant quand même le développement de l'enfant », précise l'éducatrice Sabrina Rollin. À la fin, ceux qui ont accompagné l'enfant pendant son passage au CPE remplissent un document pour informer l'enseignant du niveau de son développement. Les petits ont aussi regardé des films, lu des livres et fait des jeux de rôle sur leur futur quotidien - tout pour adoucir la transition.

Le jour J approche. À quelques dodos de leur grand pas à la petite école, les enfants croient qu'ils vont se sentir « heureux » à la maternelle, « parce qu'on va apprendre des choses ». Et si ce sont plutôt les parents qui sont nerveux? Jacob a la réponse : « on va penser dans nos têtes à leur donner un gros câlin! »

À quoi ça sert, l'école?

  • « Choisir combien de sous on va avoir quand on va être grands» - Guillaume

  • « Quand on est grands, il faut apprendre tout! » - Viktor

  • « C'est pour bien apprendre à grandir » - Zoé

  • « Pour grandir droit, il faut pas se mettre croche » - Ella

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