« La cote Jury » pour un banquet ? Impossible !

Michael Blackie, le chef du Café du Centre... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Michael Blackie, le chef du Café du Centre national des Arts, entouré de son équipe en cuisine

Étienne Ranger, LeDroit

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Pierre Jury
Le Droit

Pause aujourd'hui de la chronique Restaurants afin d'explorer une autre facette de l'offre en restauration, le banquet.

Cela fait plus de 10 ans que j'évalue des restaurants pour vous dans les pages du quotidien LeDroit. Ce lourd privilège fait en sorte qu'à l'occasion, on m'accoste dans certains lieux publics pour s'enquérir de mon opinion d'une table de la région. Cela arrive aussi lors de banquets où j'ai le privilège de manger. Souvent, on m'apostrophe : puis, c'est quoi la cote Jury pour ce repas ?

J'essaie à chaque fois de poliment expliquer qu'un banquet a autant en commun avec un restaurant qu'une hôtel cinq étoiles en a avec une auberge de jeunesse.

Les deux établissements offrent un endroit pour passer la nuit mais ils sont totalement différents. Au point où il est impossible de les comparer. Le matelas douillet ? La vue des fenêtres panoramiques ? De l'auberge de jeunesse ? Vous voulez rire ?

Tout le monde connaît bien le concept du restaurant qui propose un menu plus ou moins élaboré à ses clients. Il y a régulièrement quatre ou cinq entrées, cinq ou six plats principaux et trois ou quatre desserts. Plus une gamme de consommations. Les dîneurs arrivent quand bon leur semble et le restaurant s'ajuste à leurs besoins. Au mieux peut-il leur proposer une réservation pour éviter que tout le monde se présente en même temps à 19 h.

Différent

Le banquet est complètement différent. Même si on sert à manger, tout est décidé plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l'avance, explique Michael Blackie, le chef exécutif du Centre national des arts. La vaste majorité des clients mangeront la même chose en même temps. Les plats sont décidés en fonction des budgets des gens qui organisent le banquet, de l'horaire de la soirée, de la géographie de la salle à manger, du nombre de personnes à table, etc.

Plus de détails dans LeDroit du 6 septembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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