Giovanni's, une valeur sûre sur Corso Italia

Le restaurant Gionvanni's, sur le rue Preston à... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Le restaurant Gionvanni's, sur le rue Preston à Ottawa.

Étienne Ranger, LeDroit

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Pierre Jury
Le Droit

Giovanni's a longtemps été considéré comme l'un des meilleurs restaurants italiens de la région. Une récente opération de rajeunissement vient démontrer que l'établissement, qui célébrera ses 30 ans en 2013, a bel et bien l'intention de défendre sa place sur le podium encore longtemps!

Toujours situé au coeur de la rue Preston ou Corso Italia, comme l'a baptisée la communauté italienne , Giovanni's s'est refait toute une beauté à la fin du printemps. Les portes ont été fermées pendant trois mois tandis que l'intérieur était revu de fond en comble.

C'était beau avant, c'est plus moderne maintenant. Mais vous connaissez certains Italiens qui ont certaines difficultés à tenir en échec leur goût de la démesure. En photo, tout est magnifique mais en personne, l'ensemble est un peu lourd. D'autant plus que l'espace est encore restreint. Il n'y a pas beaucoup d'espace entre les tables, les serveurs sont toujours tenus à une cure minceur pour se faufiler entre les clients. Et quand la salle est bondée comme elle l'est souvent, on peine un peu à respirer. S'il n'était pas question de réduire le nombre de tables rentabilité oblige , le designer aurait au moins pu alléger la décoration trop ornée.

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Étienne Ranger, LeDroit

Impeccable

Une première visite chez Giovanni's, en 2006, avait reconnu la qualité du service, la beauté des lieux et une cuisine de qualité.

Cette plus récente visite a réitéré la qualité du service et la beauté des lieux. Mais constaté une cuisine impeccable, meilleure encore que le souvenir ne le rappelait.

Tout était simplement impeccable; traditionnel, classique, réconfortant. Certaines présentations ont été modernisées, comme la pana cotta, au dessert, dans une belle assiette en verre, ou celle des entrées. Les recettes n'ont pas changé et il n'est pas question de culbuter la cuisine dans une recherche de réinvention et de modernisme. Cela semble plaire puisque les clients sont au rendez-vous, même si la facture moyenne chez Giovanni's s'avérera quelques dollars plus chère qu'ailleurs. Ils ne semblent pas s'en formaliser.

Peut-être est-ce simplement le choix des plats qui a été plus heureux cette fois. À l'époque, la minestrone et la bruschetta, étonnamment, avaient déçu. Cette fois, nous aurons passé à côté de ces classiques pour en privilégier d'autres, comme une superbe entrée de fritures (zucchinis, éperlans, calmars), malgré les calories.

Le menu est long et va dans tous les sens du classicisme. Il y en a pour tous les goûts. Et c'était universellement bien faits. Même dans les choses les plus simples. Et fait maison, des pâtes fraîches jusqu'aux zucchinis frits, qui sont de facture industrielle dans tant d'établissements.

Équilibrée

La cuisine italienne est goûteuse et très appréciée des dîneurs. Parce qu'elle sait être simple. Mais cela n'enlève pas le crédit des cuisiniers qui savent atteindre l'équilibre. Ce n'est pas un hasard si tout était bon, lors de ce récent repas chez Giovanni's: c'est parce que le chef et sa brigade savent ce qu'ils font. Giovanni's, La Roma (Cote Jury 14,5/20, janvier 2004) et Vittoria Trattoria (Cote Jury 15/20, octobre 2003) sont parmi les meilleures tables italiennes de la région, et leur longévité n'est pas le fruit du hasard.

Les viandes étaient juteuses, en sauce ou non, signe que la cuisson était exacte. Les simples pâtes étaient parfaitement équilibrées: l'amertume de la tomate, les épices, la richesse des sauces crémées, etc.

Impossible de passer sous silence la vaste carte des vins chez Giovanni's. Certes, il y a des bouteilles prestigieuses et pas toutes de l'Italie qui vont chercher dans les centaines de dollars. Mais il y en a plusieurs à des prix très accessibles. Comme pour le menu, donc, le dîneur trouvera de quoi le satisfaire.

Enfin, une note sur l'histoire sordide qui a mené à l'arrestation d'un propriétaire de Giovanni's, en 2007. Valentino «Nino» Pollastrini, a alors été arrêté et a plaidé coupable à deux accusations reliées au trafic de cocaïne et à ses liens avec des groupes criminalisés. Il avait été condamné à 40 mois de pénitencier. Mais disons que personne n'est trop bavard sur ce sujet...

Pour deux personnes, prévoyez entre 60 et 70 $, plus consommations, taxes et service.

Cote Jury 17/20

Pour vous y rendre

Giovanni's, 362, rue Preston, Ottawa, ON

613-234-3156

www.giovannis-restaurant.com

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