Journée superbe sur les îles grecques où les affiches politiques sont toujours absentes. Voici ce que nous avons vu et entendu :
Le bateau a accosté à 6 h du matin à l'île de Patmos et le débarquement se faisait un peu plus tard. À notre grand étonnement, environ le tiers des boutiques étaient ouvertes.
On raconte l'histoire d'une de nous deux (Joanne), qui voulait se procurer un sac de plage. Elle a demandé à la jeune fille qui se trouvait à la caisse d'une des boutiques, si elle en avait un plus grand. Celle-ci lui a répondu non, sans plus. Nous n'avons pas pu nous empêcher de faire le commentaire que si nous étions en Turquie, la caissière aurait fait des pieds et des mains pour en trouver un ou faire une suggestion. Nous avons partagé cette aventure avec une Istanbouliote que nous avons rencontrée sur le bateau et elle est devenue tout simplement rayonnante.
Nous étions le seul bateau dans le port et les gens ne demandaient pas mieux que de laisser leur argent dans les commerces de Patmos. Les choses se sont mises en branle vers 8 h 45 alors que l'appel à bord se faisait à 9 h 15. En tant que femmes d'affaires, nous ne pouvions comprendre comment les gens d'affaires propriétaires de commerces pouvaient laisser s'envoler une occasion d'affaires. Les affaires doivent être bonnes...
Plus tard à Mykonos, l'île la plus populaire auprès des touristes, nous avons eu un sentiment de préparation, d'attente, mais pas de fébrilité. L'île se fait une beauté : on passe les maisons à la chaux pour les rendre plus blanches. Les commerçants grecs semblaient se préparer pour la parade de touristes qui allait débarquer chez eux et acheter leur marchandise. La couche de chaux entre les pierres du sentier entre les maisons est encore propre. Que vont faire les marchands de Mykonos si les visiteurs ne se présentent pas au rendez-vous?
La dame d'Istanbul l'a bien dit : les Grecs dorment.
Joanne et Diane
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