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Jour 7 : Quelle saison basse?

Joanne Lefebvre et Diane Desaulniers, collaboration spéciale...

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Joanne Lefebvre et Diane Desaulniers, collaboration spéciale

Lors de notre passage à Istanbul, voici ce que nous avons vu et entendu:

À la première heure ce matin, nous étions dans les rues et la métropole était calme. Dimanche est une journée où les résidents en profitent pour prendre le petit-déjeuner en famille avant d'entreprendre une journée à pique-niquer dans les parcs et à vaquer à toutes sortes d'activités familiales. Le dimanche à Istanbul est plus animé que le lundi à Athènes. Cette journée en est une des plus occupée de la semaine pour les restaurateurs d'Istanbul.

Nous avons vu des choses que nous n'avions jamais vues ailleurs : Distributrices d'argent où les devises sont disponibles en : livres turques, Euro, Dollars américains et livres anglaises. Ceci permet une certaine flexibilité pour les visiteurs qui ont besoin de monnaie et facilite le commerce entre individus de différentes nations. Ces distributrices existent depuis 6 ans. Fait intéressant : Istanbul est en croissance depuis les 3 dernières années à un taux de 10 à 11 % : on nous dit que ce pays en est des cinq premiers au monde qui connait une croissance importante. Ce qui est remarquable ici c'est que cette croissance se fait sans les avantages que procurent l'industrie du pétrole, l'abondance des ressources naturelles et l'industrie automobile. Le guide nous affirmait également que les Turcs sont des gens travaillants.

Selon les dires, les banques font de bonnes affaires en Turquie : par exemple, il existe une politique d'assurance des dépôts et placements qui garantit aux clients qu'ils pourront récupérer la totalité de leur argent si jamais leur institution financière avait des problèmes. Les personnes nanties utilisent donc les banques : ils y placent des sommes importantes, reçoivent des dividendes intéressants et tout le monde fait de l'argent. Les gens moins fortunés, quant à eux, utilisent la méthode du matelas pour conserver leurs économies. Il faut dire que les Turcs ont un style de vie assez élevé : la priorité en ce qui a trait aux achats capitaux majeurs se situe comme suit : 1) résidence personnelle, 2) voiture, 3) résidence secondaire, 4) l'or de la République et 5) ils achètent une maison pour chacun de leurs enfants.

Le tourisme semble se maintenir : lorsque nous parlions à des Grecs de l'absence des touristes, ils invoquaient la basse saison alors que c'est le même temps de l'année en Turquie. Les files d'attente aux monuments importants, aux sites touristiques telle la mosquée de Sainte-Sophie ou aux Citernes de la Basilique laissent croire que l'industrie se porte bien. La majorité des touristes que nous avons croisés provenaient de pays musulmans = nous avons vu plusieurs familles dont la mère portait le voile. La Turquie a un avantage religieux sur la Grèce, et elle joue bien cette carte.

On ne peut s'empêcher de comparer le tempérament des Turcs à celui des Grecs. Face à l'adversité, les Turcs serrent les rangs et se donnent un objectif commun tandis que les Grecs y vont chacun pour soi. Le guide a fait le commentaire : « Si tous les pays du monde s'unissaient en un seul, la capitale serait Istanbul! »

Joanne et Diane

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