Des Jeux aux multiples histoires

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Bruny Surin, ambassadeur des 4e Jeux de la francophonie,  en compagnie du directeur général,  Rhéal Leroux

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Les événements qui ont retenu l'attention durant les Jeux de la Francophonie, en quelques mots.

Controverse entourant les commissions du DG

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Le directeur général des Jeux de la francophonie Rhéal Leroux, et le directeur des sports, Paul Bégin, étaient peu loquaces au sujet des athlètes étrangers qui ont demandé l’asile politique au Canada. Photo Pat Woodbury

Si le surplus budgétaire de 1,7 millions de dollars engrangé au terme de l'événement est applaudi, une controverse entourant les frais de démarchage du directeur général des Jeux, Rhéal Leroux, vient assombrir le tableau final. La firme personnelle de M. Leroux aurait récolté jusqu'à 15% de commission sur les commandites privées des Jeux, alors que M. Leroux lui-même recevait un salaire supérieur à 100 000$ par année. Une enquête interne sera même lancée au printemps 2002 afin d'examiner les états financiers de l'organisation des Jeux de la Francophonie d'Ottawa-Hull. La controverse sera finalement reléguée aux oubliettes en mai lorsque les enquêteurs du Comité international des Jeux de la Francophonie vont donner leur bénédictions aux états financiers de l'organisation, après avoir pu consulter les pièces justificatives auxquelles ils n'avaient pas eu accès dans les mois précédents.

Une grève des arbitres évitée

Paul Dupré, directeur adjoint aux sports - Jeux... - image 5.0

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Paul Dupré, directeur adjoint aux sports - Jeux de l francophonie. Etienne Morin.

Alors que tout semble se dérouler rondement sur les sites de compétition, les officiels de la boxe et du soccer menacent de déclencher la grève à peine quelques jours après le début des Jeux. Les arbitres de la boxe se disent insatisfaits de leur allocation quotidienne de 50 $ par jour et du transport du Centre de formation du gouvernement fédéral - où ils logent - vers les sites de compétition situés aux arénas Sabourin et Robert-Guertin, à Hull. Les arbitres de soccer réclament aussi un meilleur traitement salarial. Le pire est évité le 18 juillet lorsqu'une entente est conclue entre les parties. « Pourtant, ils étaient au courant du protocole avant d'arriver aux Jeux. Les Jeux ne versent aucune rémunération à ses arbitres et à ses officiels. S'il y en a une, elle provient des Fédérations », commente alors le directeur des compétitions sportives des Jeux, Paul Dupré.

Un village des athlètes protégé contre les ours

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Ours noir

Plusieurs centaines d'athlètes et d'artistes logent à la « FrancoSphère », un village aménagé en bordure du parc de la Gatineau, dans le pavillon hullois du Cégep de l'Outaouais. À l'été 2001, le nombre de signalements d'ours noir aperçu dans des quartiers résidentiels de la région est particulièrement élevé. Les organisateurs des IVes Jeux de la Francophonie ne courent aucun risque et font poster deux agents de conservation durant toute la durée de l'événement derrière l'institution collégiale. « Il y avait des centaines de personnes hébergées à cet endroit. Ça s'est traduit par plus de circulation, donc plus de déchets, ce qui risquait d'attirer les ours », avait affirmé à l'époque au Droit le directeur régional adjoint du ministère de l'Environnement et de la Faune, Pierre Valois.

Hausse des demandes d'asile

Les IVes Jeux de la Francophonie mettent en relief les soubresauts politiques et sociaux vécus dans certains pays, entre autres en Afrique. Les histoires d'athlètes et artistes qui ne veulent plus retourner dans leur pays après la compétition ne sont pas rares comme en témoignent plusieurs médias. D'ailleurs, le nombre de demandes d'asile va considérablement augmenter au Canada pendant et après la tenue des Jeux. Le nombre de demandes de statut de réfugiés attribuable aux Jeux se chiffre à 126, deux semaines après la cérémonie de clôture.

Bruny Surin s'incline lors de la finale du 100 m

Ambassadeur de ces IVes Jeux de la Francophonie, le sprinter Bruny Surin est sans équivoque l'un des favoris de la foule, en plus d'être pressenti pour remporter la palme au 100 mètres, l'une des épreuves les plus attendues du public. Toutefois, les choses vont se corser pour l'athlète canadien. Bruny Surin se qualifie d'abord dans la controverse lors des quarts de finale après que le starter ait annulé ce que plusieurs considéraient comme un deuxième faux départ. Une fois rendu à la grande finale, c'est finalement un spécialiste du 200 mètres de l'Île Maurice, Stephan Buckland, qui cause la surprise et termine avec l'or au cou grâce à un chronomètre de 10,13 secondes. Surin conclut le sprint avec un temps de 10,18. « J'ai terminé deuxième et il n'y a pas d'excuses. Stephan a mené une brillante course », a déclaré le médaillé olympique après l'épreuve.

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