«J'ai d'autres chats à fouetter»

Malgré ses 49 ans, le pongiste Martin Pelletier...

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Malgré ses 49 ans, le pongiste Martin Pelletier réussit encore à battre ses adversaires grâce à son endurance.

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Il fait partie des espoirs de médaille du Canada en vue des Jeux parapanaméricains, qui commenceront la semaine prochaine à Toronto. Sauf que ces jours-ci, Martin Pelletier pense à tout, sauf à une visite sur le podium.

Pas que le pongiste de Gatineau n'a pas confiance en ses moyens. «En ce moment, je suis fatigué. C'est beau si je dors trois ou quatre heures par jour», dit-il au bout du fil.

L'entrevue se déroulait tard, mercredi soir.

Le père de famille se dirigeait vers le travail. Il trace des lignes de signalisation dans les rues et les stationnements de la région.

Ajoutez à cela qu'un camp d'entraînement de l'équipe canadienne de tennis de table se déroule cette semaine au centre national à Ottawa. Les huit athlètes conviés frappent des balles le matin, puis l'après-midi. Chaque fois pendant deux heures.

«J'ai trop de chats à fouetter pour penser à ça, à la pression de gagner une médaille. J'ai l'entraînement et tous ces travaux pour le travail à terminer avant de partir en vue des jeux.»

Pelletier doit prendre la direction de Toronto ce dimanche.

Il s'agira de sa cinquième participation au rendez-vous parapanaméricain. Il a gagné le bronze en simple en 1999 à Mexico. Un exploit qu'il a répété quatre ans plus tard à Mar del Plata, en Argentine.

Puis en 2007 à Rio, ce fut une troisième place au concours par équipe. En 2011 à Guadalajara, au Mexique, il ne faisait pas partie des médaillés.

«Le calibre est rendu fort», fait-il remarquer.

Ça, et l'amputé d'un bras ne rajeunit pas. Il est né avant que l'homme marche sur la lune.

«Je suis à l'aube de mes 49 ans. Je le sens, avoue-t-il avant d'apporter un bémol.

«Mais j'ai la chance d'avoir un travail exigeant physiquement, qui me garde en forme. C'est ce qui me permet de me démarquer dans un long tournoi. Après deux ou trois journées, je vois des adversaires qui sont plus fatigués, moins coriaces.»

Ajoutez à cela que Pelletier a hâte à ce rendez-vous.

«Il est impossible de se tanner de participer aux jeux. Surtout que ceux-ci seront différents. C'est la première fois que je représente le pays hôte.»

Mais encore là, ça ne le rend pas nerveux.

Son rituel sera encore le même que lors des dernières années avant de s'approcher de la surface de jeu. Il va enfiler les écouteurs et opter pour une liste musicale bien spéciale.

Un recueil de chansons qu'il aime partager avec sa conjointe Dominique Ferland. Dans le lot, il y a Always Somewhere du groupe Scorpions et Nothing Compares To You, un succès de Sinead O'Connor en 1990.

«Ça me relaxe. Ça permet de me concentrer.»

Et surtout, ça lui rappelle ses beaux moments avec sa douce, son rayon de soleil.

Est-ce que la formule gagnante fonctionnera à nouveau? La réponse dans une dizaine de jours.

Des compatriotes

Martin Pelletier ne sera pas le seul athlète francophone de la région à représenter le Canada aux Jeux parapanaméricains. On retrouvera la nageuse Camille Bérubé (Gatineau), le joueur de rugby Patrice Dagenais (Embrun) et le centre de l'équipe nationale de football à sept, Samuel Charron (Ottawa).

Il y a aussi la judoka Priscilla Gagné. Originaire de Granby, elle s'entraîne dans la capitale nationale.

mcomtois@ledroit.com

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