Un dernier élan aux Mondiaux des vétérans

Une dernière compétition internationale l'attend. Un ultime lancer sur la... (Courtoisie)

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Une dernière compétition internationale l'attend. Un ultime lancer sur la pelouse avant de remiser le javelot et fonder une famille. Et si tout va bien, une dernière médaille pour clore une longue carrière qui a duré deux décennies.

Dominique Bilodeau mettra le cap vers la France demain. Plus précisément Lyon, site des Championnats du monde d'athlétisme des vétérans. Un rendez-vous qui se déroulera sur une douzaine de jours.

Bilodeau, âgée de 36 ans, se dit capable de terminer parmi les cinq meilleures chez les femmes au javelot. Même une place sur le podium lui a traversé l'esprit.

«J'aimerais ça. J'ai le droit de rêver, lance-t-elle. Ça finirait bien ma carrière durant laquelle je l'ai eu difficile par moments.»

Il y a eu le déménagement de Sherbrooke à Gatineau à l'automne 2002. Et surtout, des problèmes de santé sont toujours survenus aux mauvais moments.

Des blessures ont plombé ses chances de se qualifier en vue des Jeux olympiques en 2008 à Pékin. Le seul rendez-vous international qu'elle a raté.

Sa feuille de route comprend une participation aux championnats du monde en 2001 à Edmonton. À cela s'ajoutent trois présences aux Jeux de la francophonie. On l'a vu aussi représenter le Canada aux Jeux panaméricains et aux Universiades d'été.

«J'ai subi cinq opérations, rappelle-t-elle. Trois fois au genou droit et on a dû me refaire l'épaule droite à deux reprises.» Mais chaque fois qu'elle revenait, son corps la laissait tomber. «Et plus on vieillit, moins on guérit vite comme tu sais», souligne-t-elle au fil de l'entrevue.

Bilodeau avait délaissé la compétition après avoir déchiré une partie du ménisque à l'été 2009. Puis l'an dernier, elle a tenté un retour, gagnant l'or aux championnats canadiens chez les 35-39 ans au javelot.

Un titre qu'elle a défendu sans opposition, il y a deux semaines, à St. Catharines, en Ontario.

Faire son deuil

De son propre aveu, son corps reste fragile. Le temps est venu d'écrire un dernier chapitre.

«Je ne peux pas y aller aussi intensément. Je ne peux plus lancer aussi loin. Je ne m'entraîne plus 25 heures par semaine. Si je rentre six à huit heures, je suis contente. Ce n'est plus la même réalité.»

La prochaine semaine s'annonce émotive aux Mondiaux des vétérans, qui regroupent des athlètes âgés de 35 ans et plus.

«Peu importe le résultat, je vais avoir un deuil à faire. J'ai consacré 23 ans de ma vie à l'athlétisme. Et là, ça ne fera plus partie de ma vie.»

À son retour, ce sera pleins feux sur son autre carrière. Celle de conseillère en aide pédagogique au Cégep de l'Outaouais où elle accompagne plus de 800 étudiants, dont certains sont aussi athlètes.

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