Balayée par une tempête australienne

Charlotte Robillard-Millette, 16 ans, est classée huitième chez... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Charlotte Robillard-Millette, 16 ans, est classée huitième chez les juniors.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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À son premier tournoi en 2013, Storm Sanders a vaincu une jeune Eugenie Bouchard à Sydney.

Un affrontement dont elle se souvient encore très bien. Le sort a voulu que deux ans et demi plus tard, la gauchère australienne se mesure à une autre raquette québécoise, hier soir, au Challenger Banque Nationale de Gatineau. Un espoir qu'on qualifie de la prochaine «Eugenie Bouchard».

Charlotte Robillard-Millette, classée huitième meilleure junior au monde, n'a pas fait le poids devant la tempête Sanders.

Elle a été éliminée en deux manches de 6-3 et 6-2 dans une joute de premier tour présentée sur le court central du parc de l'Île.

Ils étaient près d'une centaine de spectateurs à assister à ce duel de gauchères. Une était vêtue en mauve, l'autre en orange.

«Je savais que j'affrontais non seulement une favorite locale, mais aussi une des meilleures joueuses juniors au monde, a soutenu Sanders, 20 ans, qui avait fait ses devoirs sur son adversaire quatre ans plus jeune qu'elle.

«Je l'avais vu jouer récemment. Je savais que ce serait un match difficile. Je suis contente d'avoir vaincu la foule et elle!»

L'humidité accablante n'a pas semblé la déranger non plus.

«Il fait aussi chaud par chez moi durant l'été, a-t-elle rappelé en riant. Je suis habitué à ce genre de température. En plus, je viens de passer les cinq dernières semaines dans le sud des États-Unis.»

Son jeu a retenu l'attention dans les dernières heures. Son prénom aussi. Un des plus cool au Challenger.

La remarque l'a fait sourire.

«Beaucoup de gens aiment bien mon nom. Je connais peu de filles qui s'appellent Storm. J'aime bien le prénom que mes parents m'ont donné. Ils ont été inspirés par un livre populaire en Australie dont l'un des personnages portait ce prénom. C'était une fille que tout le monde aimait!»

Hier, peu de gens à Gatineau l'aimaient par contre pour avoir défait Robillard-Millette!

Ça ne dérangera pas Sanders, qui tente de remonter au classement. Elle était parmi le top-200. Mais une fracture de stress au dos jumelé à une blessure à une cheville l'a forcé à l'inactivité pendant neuf mois.

«Je veux jouer le plus grand nombre de parties possibles cette année», a-t-elle dit.

Du repos pour Charlotte

Une qui a beaucoup de millage dans le corps en 2015, c'est justement la jeune Charlotte Robillard-Millette, qui a atteint la finale de quatre tournois internationaux juniors en simple. Elle a le goût d'une pause et de remettre le compteur à zéro.

Au début du mois, l'ado de Blainville se trouvait à Wimbledon pour l'épreuve junior. Puis la semaine dernière, elle concourrait contre les grandes à Granby.

«Je pense qu'une accumulation de fatigue a pris le dessus aujourd'hui sur moi, a soutenu cette fille d'un ancien joueur des Concordes de Montréal. J'ai besoin de quelques jours de congé pour me remettre dedans.

«Depuis le début de l'été, ç'a été pas mal rough. J'ai joué beaucoup de matches. J'ai eu beaucoup de grosses victoires. Cela a pris beaucoup d'énergie.»

Puis Robillard-Millette disait être peu habituée d'affronter une gauchère comme elle. «J'ai eu un peu de misère avec son service. Mentalement, je ne me sentais pas prête à me battre. C'est ce qui a fait la différence», a-t-elle dit.

Avant de plier bagage, il lui restera au moins une partie en double féminin à Gatineau avec sa coéquipière Marie-Alexandre Leduc. La paire a atteint la ronde demi-finale.

mcomtois@ledroit.com

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