Beauchesne-Sévigny: propulsé par un vent de... face!

En arrivant au bassin de Welland, lundi matin, Gabriel Beauchesne-Sévigny a tôt... (La Presse Canadienne)

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En arrivant au bassin de Welland, lundi matin, Gabriel Beauchesne-Sévigny a tôt fait de constater qu'il y avait un fort vent de face. «À partir de ce moment-là, j'ai eu un grand sourire dans le visage», confie, au bout du fil, le canoéiste de vitesse gatinois.

Ses prières avaient été entendues.

L'athlète de 30 ans souhaitait faire la course du C2-1000 mètres avec son partenaire Benjamin Russell dans des conditions difficiles.

«Je pensais que ça nous avantagerait parce que nous sommes très en forme en ce moment.»

Il a vu juste.

Russell et Beauchesne-Sévigny ont triomphé à Welland. Ils ont donné une autre médaille d'or au Canada, lors des Jeux panaméricains de Toronto.

Ils ont franchi les 1000 mètres en trois minutes, quarante six secondes et 316 millièmes.

La course a été serrée, quand même. Les Brésiliens Erlon De Souza Silva et Isaquias Queiroz Dos Santos ont franchi le fil d'arrivée moins d'une seconde plus tard.

«Isaquias avait remporté le C1-1000 mètres plus tôt dans la journée. On savait bien que ce ne serait pas facile», raconte Beauchesne-Sévigny.

«Notre stratégie consistait à se trouver nez-à-nez avec les autres bateaux à la mi-course. Nous ne voulions pas être trop en avant, ni en arrière. Quand nous avons atteint le milieu du parcours, nous étions exactement là où nous voulions, au beau milieu du peloton de tête.»

Seulement six nations participaient au C2-1000 mètres des Panams. Il n'y avait donc pas de vagues éliminatoires. Une seule course était au programme lundi: la finale.

«Nous avons décidé d'accélérer. Le temps était venu de prendre les devants», raconte le Gatinois.

Dans les 200 derniers mètres, les représentants de la nation hôtesse ont reçu un petit coup de pouce.

«La foule s'est mise à nous pousser. Elle nous a donné l'énergie nécessaire pour conserver notre seconde d'avance jusqu'au fil d'arrivée. Elle nous a permis de connaître une vraie belle fin de course.»

Le canoë-kayak ne fait pas nécessairement partie des sports d'été les plus prisés des Canadiens.

Pourtant, lundi, il paraît qu'on se sentait à Welland comme on se sent en Hongrie lors d'importantes compétitions internationales. «En Hongrie, le canoë-kayak est le passe-temps national. Je dois dire que l'ambiance ici était comparable. Et ça m'a vraiment fait chaud au coeur.»

Gabriel Beauchesne-Sévigny passera les deux prochains jours à Toronto. Il a bien l'intention de visiter différents sites de compétition afin «d'encourager les Canadiens qui prennent part à d'autres disciplines.»

Il passera quelques jours à la maison, du 16 au 20 juillet, avant de mettre le cap sur Montréal pour prendre part à un camp d'entraînement.

Même si la victoire de lundi matin fait partie de ses plus belles réussites professionnelles, le Gatinois n'aura pas beaucoup de temps pour la savourer. Une compétition encore plus importante est inscrite à l'horaire, le mois prochain. À la mi-août, à Milan, les Championnats mondiaux de canoë-kayak lui offriront une première opportunité de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio.

«Nous pouvons qualifier le bateau en faisant partie du top-6 là-bas. Je dirais que c'est réalisable. Avec notre performance d'aujourd'hui, je dirais même qu'on pourrait se rapprocher des meilleurs au monde», pense celui qui a grimpé sur le podium à quelques reprises, depuis le début de la saison, sur le circuit de la Coupe du monde.

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