Un junior fait la loi à Cumberland

Étienne Papineau a comblé un retard de quatre... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Étienne Papineau a comblé un retard de quatre coups après 15 trous.

Étienne Ranger, LeDroit

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Raoul Ménard en 2013. Vincent Blanchette en 2014. Étienne Papineau en 2015.

Les joueurs du club de golf Pinegrove ont décidément pris le contrôle du tournoi Alexandre de Tunis, première manche de la triple couronne du championnat amateur du Québec.

Vincent Blanchette a bien tenté de remporter un deuxième titre consécutif en Outaouais en ramenant la meilleure carte de la journée d'hier au club de golf Camelot, mais son score cumulatif de moins-2 l'a laissé au cinquième rang. C'est son coéquipier Étienne Papineau qui a volé la vedette de la deuxième journée en comblant un retard de quatre coups après 15 trous pour rattraper Scott Ray (Camelot) et forcer la tenue d'une prolongation avec Pierre-Alexandre Bédard (Chibougamau-Chapais).

Les trois avaient un score combiné de 140 (-4) après deux rondes et il a fallu deux trous de prolongation pour que Papineau tranche le débat en terminant avec un oiselet. Âgé de 18 ans, il est devenu l'un des plus jeunes champions des 66 éditions du tournoi Alexandre de Tunis.

Scott Ray, président du club Camelot, croyait bien que l'avantage du terrain allait jouer en sa faveur. Avec trois trous à faire, il détenait une confortable avance de quatre coups sur le double champion junior québécois, mais Papineau a repris vie avec un aigle sur une normale 5 au 16e trou. Puis, Ray a commis des bogueys aux 17e et 18e trous pour ouvrir la porte à une prolongation.

«Je n'étais pas nerveux parce que je ne croyais jamais être en tête (après 35 trous). Aussi, j'ai déjà gagné plusieurs tournois par le passé. Je voulais toutefois bien finir pour les gens du Camelot qui nous regardaient au 18e trou. J'aimerais bien recommencer ce trou et le finir avec une normale», a d'abord indiqué le golfeur de 55 ans.

Cinq fois champion du club Camelot de Cumberland, Ray a toutefois envoyé sa deuxième balle dans l'herbe longue et même s'il a réussi un coup magistral pour se sortir du pétrin, le mal était fait. La prolongation allait être nécessaire. «Je n'avais qu'à terminer mes trois derniers trous avec des normales.»

Papineau avait eu des occasions de signer la victoire au 18e trou et au premier trou de prolongation avec des coups roulés de huit pieds, mais la balle n'est pas tombée. Son roulé de quatre pieds au deuxième trou de prolongation a cependant été réussi et Ray a dû concéder la victoire au jeune membre de l'équipe de développement du Canada.

«Il est tellement jeune que je n'ai même pas pu lui payer une bière!», a lancé le vice champion.

Étienne Papineau était un gamin soulagé après sa victoire.

«J'ai rarement été aussi stressé qu'en prolongation. J'ai vraiment très bien joué cette année, mais je terminais souvent deuxième dans les tournois. J'ai même perdu en prolongation. Ça me jouait dans la tête. J'ai dû prendre quelques grandes respirations. Quand le coup vainqueur est rentré dans la coupe, j'ai senti un grand soulagement!»

Le golfeur de Saint-Jean-sur-Richelieu avait du mal à croire qu'il avait comblé un si grand écart avec trois trous à faire.

«J'ai cogné mon meilleur coup du tournoi au 16e trou, ce qui a mis la table à mon aigle. Puis, je n'ai rien fait d'extraordinaire sur les deux derniers trous, mais Scott (Ray) m'a fait deux cadeaux.»

Étienne Papineau aura encore plusieurs occasions d'ajouter d'autres titres à sa fiche au «Tunis». Il commencera à jouer dans la NCAA à l'Université de West Virgina dans deux ans. Ce n'est qu'après son stage collégial qui envisagera une carrière professionnelle.

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