Le grand jour est enfin arrivé

Olivier Hanlan a décidé de mettre un terme... (Photo Boston College)

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Olivier Hanlan a décidé de mettre un terme à sa carrière universitaire en avril afin de devenir admissible au repêchage de la NBA.

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La question ne s'avère plus de savoir s'il est sélectionné. Mais plutôt quelle équipe optera pour lui.

La réponse arrivera tard jeudi soir à Brooklyn, lieu du repêchage de la NBA.

Est-ce qu'Olivier Hanlan aboutira à Cleveland avec LeBron ou même à Los Angeles avec Kobe? Deux des clubs qui l'ont zieuté lors d'essais privés ces dernières semaines.

En tout, ils sont une quinzaine de formations à avoir invité le garde d'Aylmer chez eux avec d'autres espoirs.

Peu importe l'organisation qui mettra la main dessus, Hanlan passera à l'histoire. Il deviendra le premier joueur de l'Outaouais à faire le saut dans la NBA.

«Les jeunes parlent de lui chez nous dans le gymnase. C'est un nom qui se fait encore entendre», souligne le directeur adjoint de l'école secondaire Grande-Rivière, Mathieu Carrière.

Hanlan, âgé de 22 ans, a étudié à cet endroit avant de se diriger vers un collège privé dans l'état de New Hampshire. Il a disputé deux saisons au sein de l'équipe de basket des Cyclones, de 2009 à 2011.

«Sa photo se trouve encore sur le mur du centre sportif de l'école», note Carrière.

Le jeune homme est revenu s'entraîner, il y a quelques années, à Grande-Rivière. Une visite qui avait été très appréciée par une nouvelle génération de Cyclones.

Ses débuts sur un terrain de basket, ils se sont faits chez les Dragons de Hull. «Olivier a effectué ses premiers paniers chez nous», dit fièrement le président et trésorier de l'Association de basket-ball de Gatineau, Jean Forgues.

Histoire de famille

La famille Hanlan a toujours carburé à ce sport. Papa Henry a évolué au sein des Gee Gees d'Ottawa durant les années 1970. Une passion qu'il a transmise à ses quatre enfants, deux garçons et deux filles.

Fiston Dominique a été l'entraîneur de son frère Olivier chez les Cyclones. Tatiana a joué chez les Gee Gees tandis que la benjamine du clan, Chloé, se trouve en ce moment dans un «prep school» américain.

«Je me rappelle des premières fois que j'ai vu Olivier dans le gymnase chez nous, confie Forgues. Il avait cinq ou six ans. C'était un petit gars tout maigre avec des espadrilles. Regarde-lui la shape maintenant. C'est solide comme une barre de fer. Il a travaillé très fort.

«Quand sa soeur venait s'entraîner, il venait aussi. Il pratiquait dans son coin. Il était passionné. Les gens disent que tu dois effectuer 100000 lancers pour devenir bon. Il a sûrement atteint ce chiffre à l'âge de 14 ans!»

Son nom s'est retrouvé dans les manchettes une première fois en août 2009. Il a aidé le Québec à rafler la médaille d'or aux Jeux du Canada. Il était alors un des plus jeunes joueurs sur le terrain. Un an plus tard, on le retrouvait aux championnats du monde des moins de 17 ans en Allemagne. Hanlan avait marqué huit des dix derniers points de l'équipe canadienne dans un gain de 83-81 contre la Lituanie, donnant le bronze aux siens.

En constante Progression

En 2012, ce fut le saut dans la NCAA, à Boston College. Il a été couronné recrue de l'année de la conférence Atlantic Coast (ACC). Un honneur remis par le passé à certaines futures vedettes de la NBA dont Michael Jordan et Chris Bosh.

Ses statistiques ont gonflé à chacune de ses trois saisons chez les Eagles. Surtout, il a trouvé le moyen de connaître de grosses performances au sein d'une équipe ordinaire.

Un exemple récent? Ses 39 points contre Pittsburgh à la mi-février. Une semaine auparavant, il avait inscrit 32 points contre les Hurricanes de Miami.

Tout ça fait dire à certains que Hanlan, qui mesure 6'4» et pèse 190livres, pourrait s'avérer un vol pour une équipe de la NBA. La majorité des simulations de repêchage menées par divers experts prévoit une sélection en deuxième ronde.

«Je ne serais pas surpris si une équipe devait le choisir en première ronde entre le 15e et 30e rang», lance Osvaldo Jeanty, qui a fait carrière dans les rangs professionnels en Europe.

L'ancienne vedette franco-ontarienne des Ravens de Carleton connaît bien Hanlan. Il l'a dirigé au sein d'une équipe civile, les Guardsmen, en plus de s'entraîner avec lui plus tard durant quelques étés à son retour d'Allemagne.

«Je suis fier de lui. Beaucoup de gens ont le talent, mais pas la détermination. Olivier a travaillé fort. Il a aussi confiance en lui-même. Son caractère lui a permis de se rendre jusque-là.»

On le devine. Jeanty sera rivé devant son écran de télé jeudi.

«Chaque fois qu'un joueur dira que c'est impossible de se rendre dans la NBA, nous aurons maintenant un exemple à lui montrer. Nous pourrons lui dire si Olivier l'a fait, pourquoi pas toi à ton tour?»

«Les jeunes parlent de lui chez nous dans le gymnase. C'est un nom qui se fait encore entendre.»

- Le directeur adjoint de l'école secondaire Grande-Rivière, Mathieu Carrière.

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