Després a soulevé sa dernière charge

Isabelle Després... (Étienne Ranger, Archives, LeDroit)

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Isabelle Després

Étienne Ranger, Archives, LeDroit

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Toute bonne chose a une fin. Dans le cas de l'haltérophile Isabelle Després, sa carrière s'est terminée aux championnats canadiens, dimanche, à Mississauga.

L'athlète d'Ottawa venait de terminer dernière chez les 63 kg, ratant ses trois tentatives à l'arraché. «Ça n'a pas bien été», a-t-elle avoué, hier, au lendemain de la compétition.

Després, qui fêtera bientôt ses 35 ans, était sur la voie du retour à la maison quand elle a pris une pause pour rappeler le journaliste. Plus tôt en matinée, elle avait annoncé sa retraite à ses proches.

«C'était ma dernière chance de me qualifier en vue des Jeux panaméricains. Dès que j'ai manqué mon premier soulevé, je savais que c'était fini. Tout a déboulé par la suite, a-t-elle raconté.

«J'avais besoin de réussir tous mes soulevés. La passion... le feu sacré n'y était plus.»

De vieilles blessures

L'ancienne double championne canadienne s'était pointée à la compétition en se doutant qu'il pourrait s'agir de son dernier arrêt en carrière. Son corps lui a envoyé plusieurs signaux ces dernières années.

Quand ce n'était pas le dos, sa hanche la faisait souffrir.

«Tu ne peux pas compétitionner sans être en santé à 100%, mentalement et physiquement. J'ai vraiment fait attention ces derniers temps pour ne pas pousser trop dur. Il reste qu'avec l'âge, tu ne récupères plus aussi bien qu'auparavant.»

Le poids des années finit toujours par rattraper.

Isabelle Després a toujours eu la pédale dans le plancher. D'abord en gymnastique jusqu'à l'adolescence.

Puis elle a brillé en athlétisme, soccer et rugby au niveau national et universitaire.

Trois sports qui hypothèquent le corps de ses athlètes. L'haltérophilie est arrivée sur le tard dans sa vie. Plus précisément il y a 12 ans, peu de temps après avoir mis les pieds dans la capitale nationale.

Un sport qui lui a permis de participer aux Jeux du Commonwealth en 2014.

«Je savais à ce moment-là que c'était probablement ma dernière grosse compétition. J'ai pris le temps de savourer mon expérience, a-t-elle avoué.

«Je me considère pas mal chanceuse d'avoir eu une belle carrière de sports pendant 30 ans.»

Gourmandise

Sa retraite, elle a déjà commencé à la savourer pleinement.

«J'ai pu mettre tout le sucre de mon sachet dans mon café. Et hier, j'ai pu prendre un gros verre de vin. Avant, je m'étais habituée à avoir un ou deux onces dans mon verre», a-t-elle souligné en riant.

«Je suis prêt à me retirer, à faire autre chose, vivre autre chose», a enchaîné Desprès, qui travaille déjà en tant que physiothérapeute.

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