La région perd un pionnier

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Marcel Pronovost

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Décédé dimanche à Windsor à l'âge de 84 ans, Marcel Pronovost a laissé sa marque dans le monde du hockey autant comme joueur que comme entraîneur et dépisteur.

Membre du Temple de la renommée qui a gagné quatre coupes Stanley comme défenseur avec les Red Wings de Détroit entre 1950 et 1955, et une autre avec les Maple Leafs de Toronto en 1967 (leur dernière), Pronovost a aussi été le dernier entraîneur des Festivals de Hull et le premier des Olympiques de Hull, dans la LHJMQ, lors de son premier de deux séjours derrière leur banc.

Avant de s'amener en Outaouais en 1975 pour succéder à Jean-Paul «Lally» Lalonde après quelques parties en début de saison, Pronovost avait dirigé les Oilers de Tulsa dans la Ligue centrale, ainsi que les Cougars de Chicago dans l'Association mondiale. Après deux saisons de 23 et 26 victoires, il a quitté pour accepter le poste d'entraîneur-chef des Sabres de Buffalo, qu'il a conservé pour un mois et demi.

Il a été rapatrié à la barre des Olympiques au milieu de la saison 1978-1979 pour remplacer Richard Jamieson, puis il a démissionné de son poste au milieu de la campagne suivante pour s'en aller comme entraîneur adjoint avec les Red Wings, laissant la place à Jean Lachapelle.

Parmi ses protégés lors de ce deuxième séjour derrière le banc, il y avait le défenseur Alain Vigneault, aujourd'hui l'entraîneur-chef des Rangers de New York, et il a pris le temps au milieu des séries de la LNH de rappeler le Droit pour partager ses souvenirs de Pronovost.

«Il était d'abord et avant tout une bonne personne avec qui on pouvait jaser. À cette époque, les entraîneurs au hockey junior faisaient un peu partie du folklore, il y avait beaucoup de bagarres et d'entraîneurs colorés. Mais Marcel n'était pas comme ça, il essayait de nous enseigner le hockey. Il travaillait les sorties de zone, les avantages et désavantages numériques et il avait son système de jeu», s'est-il remémoré.

«Comme il avait joué (dans la LNH), il était très respecté des joueurs. Par la suite, je l'ai revu souvent quand j'ai commencé à coacher et qu'il était dépisteur, il venait toujours me voir avant les parties pour me parler de mes joueurs», a ajouté Vigneault.

Coéquipier de ce dernier en 1979-1980, le Gatinois John Chabot n'a pas été dirigé longtemps par Pronovost, mais il a quand même eu une grosse influence sur sa carrière. «C'est lui qui m'a convaincu de jouer au hockey junior majeur. J'avais signé une lettre d'intention pour aller dans un collège américain, mais les Olympiques m'ont repêché et au camp, je l'avais beaucoup aimé comme entraîneur. Le coaching était différent dans ce temps-là, mais avec lui, il n'y avait pas de boulechite. J'avais beaucoup de respect pour lui», confiait Chabot.

Après son passage comme entraîneur associé avec les Red Wings et deux autres saisons à la barre des Spitfires de Windsor, il a travaillé cinq ans pour la Centrale de dépistage de la LNH avant d'être embauché par les Devils du New Jersey, avec lesquels il a participé à trois autres conquêtes de la coupe Stanley, la dernière en 2003. L'intervalle de 53 ans entre son premier championnat et son plus récent constitue un record de la coupe Stanley.

En 21 saisons dans la LNH, il a récolté 88 buts et 257 mentions d'aide en 1206 matches. Il a aussi disputé 134 matches des séries éliminatoires, amassant 8 buts et 23 aides. Sa fiche à vie comme entraîneur des Olympiques a été de 74-125-29.

Grand-oncle de l'espoir des Red Wings Anthony Mantha, il est né à Québec en 1930, le troisième de 12 enfants. Il a grandi à Lac-à-la-Tortue, en Mauricie. Trois de ses frères ont aussi joué dans la LNH.

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