Une arbitre de la région sifflera

Carol Anne Chénard, qui est à l'emploi de... (Courtoisie)

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Carol Anne Chénard, qui est à l'emploi de Santé Canada, a entamé sa carrière d'arbitre à Ottawa, à l'âge de 15 ans.

Courtoisie

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La FIFA fera appel à un sifflet franco-ontarien en vue de la Coupe du monde féminine, qui aura lieu cet été en sol canadien.

Carol Anne Chénard figure parmi les 29 arbitres retenues pour officier des matches du 6 juin au 5 juillet. Le tournoi de soccer aura lieu dans six villes, dont Ottawa.

«Tout le monde me demande si je vais arbitrer à la maison», confie Chénard, qui habite dans la capitale nationale depuis la fin des années 1980.

Sa réponse?

«Je ne sais pas. Mais ça serait spécial.»

Pour l'instant, la FIFA a simplement confirmé la liste de ses officielles, toutes des femmes. On y retrouve une autre Canadienne en tant qu'arbitre, Michelle Pye.

Quant à Marie-Josée Charbonneau et Suzanne Morisset, elles ont été désignées aides-arbitres.

Il s'agira d'une deuxième affectation en Coupe du monde dans le cas de Chénard, qui était de l'aventure en 2011 en Allemagne. On l'avait même choisie en tant qu'arbitre en chef lors de la demi-finale opposant le Japon à la Suède.

Faire l'unanimité?

Plus de 45000 spectateurs ont zieuté ses gestes. Parfois, ça applaudissait. D'autres moments, on la huait.

Rien de nouveau pour la femme âgée de 38 ans, qui entreprend sa dixième saison sur la scène internationale. Elle a rapidement appris une chose. Il est «impossible» de plaire à tout le monde sur un terrain.

«100% du temps, tu auras 50% des gens qui vont penser que tu as pris une bonne décision. L'autre 50% pense que tu n'as pas pris la bonne décision», souligne-t-elle.

De la pression, elle connaît ça. Oui, il y a eu cette demi-finale de la Coupe du monde, il y a quatre ans. Puis en 2012, la FIFA a fait appel à Chénard en vue des Jeux olympiques.

Ajoutez à cela que la finale de la Coupe du monde U20 disputée l'an dernier au Canada, c'est elle qui l'a officiée.

«Il y a toujours de la pression. Chaque match est important. Il peut faire la différence pour un pays qui tente de se qualifier pour un tournoi», rappelle-t-elle.

À l'image des joueuses des 24 nations qui se pointeront au Canada, les arbitres seront conviées à des camps d'entraînement. Plus précisément deux.

Et ces officielles proviennent d'un peu partout, de la Malaisie à la Zambie en passant notamment par la Chine, la Suisse et l'Ukraine.

Son histoire

Née à l'Île-du-Prince-Édouard, Carol Anne Chénard a déménagé à quelques reprises durant son enfance. Le travail de pilote de son papa dans les Forces armées canadiennes a fini par l'amener à Ottawa.

C'est ici qu'elle a étudié, qu'elle travaille dans le domaine des substances contrôlées chez Santé Canada.

C'est ici aussi qu'elle a été initiée à l'arbitrage par l'entraîneur de son équipe de soccer.

«J'avais 15 ans et le coach nous a fait suivre un cours d'arbitre pour qu'on apprenne les règles du jeu. Nous avions même dû passer un examen!»

Chénard a commencé à patrouiller le terrain par la suite tout en poursuivant en parallèle ses études en microbiologie et une carrière en patinage de vitesse. Elle a même tenté de se qualifier en vue des Jeux olympiques de 2002.

Sa première affectation internationale en tant qu'arbitre lui a été assignée quatre ans plus tard. Aujourd'hui, elle s'avère une des officielles les plus âgées à être sélectionné en vue de la Coupe du monde.

Remiser le sifflet ne semble pas dans ses plans immédiats après l'été.

«J'aimerais continuer pour un bout.»

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