Calvé réfléchit à son avenir

«Je pèse le pour et le contre. Là,... (Pat Woodbury, LeDroit)

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«Je pèse le pour et le contre. Là, je suis un peu nostalgique. Je me dis que ça va me manquer si j'arrête.»

Pat Woodbury, LeDroit

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Remisera-t-elle sa planche après une carrière de 11 saisons marquée par trois conquêtes en Coupe du monde de surf des neiges?

Une question à laquelle Caroline Calvé ne possède pas encore la réponse. L'idée de la retraite lui trotte en tête par contre depuis un bout de temps. Encore plus depuis que sa saison a pris fin samedi à Winterberg, en Allemagne.

La planchiste d'Aylmer a terminé huitième lors d'un slalom en parallèle. Il s'agissait de sa 87e course - et peut-être dernière - sur le circuit de la Coupe du monde depuis ses débuts en décembre 2003.

«Je suis quelqu'un qui prend toujours son temps avant de prendre une décision, rappelle-t-elle au bout du fil, fraîchement de retour au pays.

«Je pèse le pour et le contre. Là, je suis un peu nostalgique. Je me dis que ça va me manquer si j'arrête. Mais il y a une partie de moi qui dit qu'il est temps de passer à autre chose si je veux fonder une famille.»

Calvé fêtera ses 37 ans l'automne prochain.

«C'est l'inconnu qui est épeurant, avoue la double Olympienne au sujet de la vie loin des pentes qui l'attend, tôt ou tard.

«Je n'ai plus 22 ans. Si j'étais cinq ans plus jeune, je n'aurais pas une décision à prendre en ce moment.

«Si j'arrête, je vais m'ennuyer de ça, ajoute-t-elle en parlant de la compétition. J'aime encore ça. Je ne souffre pas d'écoeurantite. Si j'arrête, c'est qu'il n'y a pas de budget et que je me sens à faire autre chose.»

Calvé a commencé à préparer son après-carrière sportive. Elle aimerait se recycler dans le domaine des communications.

Des études en animation radio et télé ont été entreprises. Elle a bien aimé ses premiers cours par correspondance durant l'hiver.

Un hiver qui, confie-t-elle, a été «long».

«À partir de janvier, j'ai été partie pendant un mois et 10 jours. Nous sommes revenus au pays pendant deux semaines. Je suis ensuite repartie pendant trois semaines.»

Tantôt, on l'a vu en Coupe du monde avec les autres membres de l'équipe nationale. Puis ailleurs, elle était seule. Ce fut le cas le week-end dernier en Allemagne.

Tout ça en raison d'une question d'argent.

Le budget de Canada Snowboard a été revu à la baisse en cette saison post-olympique. Un peu à l'image de plusieurs autres fédérations.

Résultat, les plans de l'équipe canadienne ont été modifiés en vue de 2014-2015.

«Il n'y avait pas assez d'argent pour faire toutes les Coupes du monde, souligne Calvé. Mais je les ai toutes faites. Mais j'ai dû payer. Ce fut mon choix. À cause de ça, je me suis retrouvée seule sans équipe à certains endroits. C'était la première fois que ça m'arrivait en carrière. La dynamique était différente. Mais j'ai quand même eu du plaisir.»

Le premier de ses neuf arrêts en Coupe du monde a été son plus fructueux; une deuxième place obtenue à Carezza, en décembre. Ce qui portait à sept son nombre de médailles sur le circuit.

Son meilleur résultat par la suite aura été une cinquième position en Allemagne, le mois dernier. À travers tout ça, un changement d'équipement - une nouvelle plaque sur sa planche - a été effectué.

«Ce fut une saison de hauts et de bas. J'ai terminé plusieurs fois dans le top-8 et une fois sur le podium. Ce n'est pas rien», rappelle Caroline Calvé avec justesse.

Cette saison l'aura amenée un peu partout, de l'Italie en Autriche en passant notamment par la Slovénie et le Japon.

«Chaque fois que j'allais quelque part, je me disais que c'était peut-être la dernière fois.»

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