Les Ravens humilient les Gee Gees

Les oiseaux rares Cameron Smythe, Mitch Jackson, Victor... (La Presse Canadienne)

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Les oiseaux rares Cameron Smythe, Mitch Jackson, Victor Raso, Philip Scrubb et Gavin Resch, des Ravens, ont permis à l'Université Carleton de mettre la main sur un 11e titre national en 13 ans.

La Presse Canadienne

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Ça devait être l'année des Gee Gees d'Ottawa.

Ça devait être la saison durant laquelle la domination de leurs ennemis jurés, les Ravens de Carleton, prendrait fin.

Ce fut tout le contraire.

Les deux universités rivales de la capitale nationale avaient rendez-vous en grande finale du championnat canadien de Baskball, hier, à Toronto. Un match, qui s'annonçait serré sur papier, s'est soldé par une des pires dégelées de l'histoire de cet événement vieux de six décennies.

Les Ravens ont gagné 93-46 pour mettre la main sur un 11e titre national en 13 ans. Une couronne qui a toujours échappé aux Gee Gees. «Chaque année, c'est toujours spécial de gagner le championnat», a soutenu l'ailier Guillaume Boucard, qui a soulevé le trophée W.P. McGee pour une quatrième année de suite.

«Tu ne t'habitues jamais à ça», a-t-il ajouté.

La différence cette fois-ci? La façon dont les Ravens ont mis le grappin sur les grands honneurs. Ils menaient par 15 points à la demie. Un coussin qui n'a cessé de gonfler par la suite.

Une fois les dernières secondes écoulées, ils avaient plus que doublé leurs adversaires au pointage.

Les Gee Gees, qui alignaient la meilleure attaque au pays avec une moyenne de 94,5 points par match, n'ont jamais été dans le coup. Le garde Johnny Berhanemeskel, élu joueur par excellence au pays, a été limité à un maigre panier de deux points.

Personne n'aurait prévu pareil scénario, il y a deux mois.

Carleton éprouvait quelques difficultés par rapport aux années précédentes, subissant quelques revers. L'équipe se trouvait pour une rare fois dans l'ombre des Gee Gees, qui trônaient au sommet du classement hebdomadaire de Sport interuniversitaire canadien (SIC).

«Chaque année, nous avons la même mentalité. Nous travaillons fort et nous n'écoutons pas les journalistes, seulement les entraîneurs», a souligné l'ailier Jean-Emmanuel Pierre-Charles, qui a inscrit 11 points dans la victoire des siens.

La fin d'une génération

Il serait surprenant de revoir ces deux clubs en finale pour une troisième année de suite en 2016. Plusieurs joueurs importants ont disputé leur dernier match dans les rangs universitaires.

Chez les Gee Gees, ils diront au revoir à Berhanemeskel de même qu'au centre Gabriel Gonthier-Dubue, nommé joueur par excellence des siens lors de la finale. Les Ravens, eux, perdront les frères Philip et Thomas Scrubb, qui ont joué un rôle de premier plan dans les cinq dernières conquêtes. Ils devront aussi se débrouiller sans le garde Victor Raso.

«On ne pensera pas à ça tout de suite», a lancé à la blague Pierre-Charles, un des deux partants avec Connor Wood qui seront de retour l'automne prochain.

«Ça va laisser beaucoup de trous à remplir», a-t-il ajouté par la suite sur un ton un peu plus sérieux.

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